Primus inter pares, dernier des crétins, roi des crétins,
La galette des Rois est fameuse, mais on parlait aussi jadis de la chandelle des Rois. La cinquième édition de notre Dictionnaire nous apprend que cette locution désignait jadis une grosse chandelle cannelée, dont les marchands chandeliers faisaient présent à leurs pratiques le jour des Rois. Ce nom roi s’écrivait parfois naguère, sans doute pour lui conférer encore plus de majesté, roy mais, même s’il existait quelques exceptions, on réservait cette forme au singulier et l’on trouvait ordinairement un roy, des rois. Ce nom est issu, par l’intermédiaire du latin rex, d’une forme indo-européenne, qui est aussi à l’origine du gothique reiks, d’où sont issus, entre autres, le néerlandais rijks, « royaume », les nom Alaric et Richard, et le français riche. Le celtique rîx, « roi », que l’on retrouve dans les noms Vercingétorix, Dumnorix ou Astérix, est « la rançon du miracle grec », dit Dumézil, sanscr., le sanscrit rajan, à l’origine de l’hindi Maha radjah
nom masculin
Étymologie : xviiie siècle, marrajah. Emprunté de l’hindi maharadja, proprement « grand roi ».
prov. roi, rey, re ; esp. rey ; ital. re ; du lat. règem ; comparez le gothique reiks, le kymrique rîx, l'irl. rig, et le. Reich, right Vercingétorix le latin, on le voit, a de nombreux collatéraux, mais il eut aussi nombre de descendants, venant de la racine reg, à l’origine de rex, mais aussi de regere, dont le sens premier fut « diriger en droite ligne » puis « avoir le commandement » d’où ériger et surgir, diriger et corriger, régime et régiment, régie et région, recteur et directeur, règle et régulier, mais aussi rail et des rillettes, sans oublier les rillons chers à Balzac. Rigole et barioler, égale, réale, reis, réal, real,