Ces deux homonymes n’ont de commun que leur prononciation et leur origine grecque. Le premier, étique, s’emploie pour parler d’une personne et, par extension, d’un animal ou d’une chose d’une très grande maigreur. Il est emprunté, par l’intermédiaire du bas latin hecticus, « habituel », et, au sens médical, « atteint de consomption », du grec hektikos, « habituel, continu » qui était notamment utilisé pour caractériser un type de fièvre.
C’est un parent de cachexie, nom qui désigne un état d’amaigrissement extrême accompagné de fonte des tissus musculaires et graisseux ; ce terme est en effet emprunté du grec kakhexia, mot composé de kakos, « mauvais », et hexis, « état, constitution », qui est précisément le nom d’où est tiré hektikos.
Le second, éthique, est emprunté, par l’intermédiaire du bas latin, du grec êthikos, « qui concerne les mœurs, moral » et signifie « qui a rapport aux conduites humaines et aux valeurs qui les fondent ». C’est un dérivé de êthos, « coutume, usage ». Éthique est aussi un nom féminin qui désigne, d’une part, la réflexion relative aux conduites humaines et aux valeurs qui les fondent, menée en vue d’établir une doctrine, une science de la morale et, d’autre part, l’ensemble des principes moraux qui s’imposent aux personnes qui exercent une même profession, qui pratiquent une même activité.
En ce dernier sens, ce nom est assez proche de déontologie.