Dire, ne pas dire

Courrier des internautes

Adélaïde P. (France)

Le 08 juillet 2015

Courrier des internautes

Quel est le pluriel du mot « quiz » ?

Adélaïde P. (France)

L’Académie répond :

Les noms terminés par s, x et z sont invariables en nombre : un abcès, des abcès, une brebis, des brebis, une souris, des souris, un afflux, des afflux, un chartreux, des chartreux, un redoux, des redoux, un gaz, des gaz, un nez, des nez, un quiz, des quiz.

Clémence D. (France)

Le 08 juillet 2015

Courrier des internautes

Comment faut-il s’adresser à un membre de l’Académie ? Doit-on dire « Monsieur (Madame) l’Académicien », « Monsieur (Madame) de l’Académie » ou encore « Maître » ?

Clémence D. (France)

L’Académie répond :

Pour s’adresser à un académicien, il convient d’user du titre qui lui revient dans la vie civile. Par exemple, on s’adressera à un ministre, ou ancien ministre, par la formule « Monsieur le Ministre » à un professeur par « Monsieur le Professeur », à un ecclésiastique par son titre (« Mon Père », « Révérend Père », « Monseigneur » ou « Monsieur le Cardinal », etc.). Pour s’adresser au Secrétaire perpétuel de l’Académie, on utilisera la formule « Monsieur le Secrétaire perpétuel » ou « Madame le Secrétaire perpétuel ». Si aucun titre particulier n’est attaché à la personne de l’académicien, on dira simplement « Monsieur » ou « Madame ». La formule d’appel « Maître » peut être employée mais elle reste peu fréquente. En revanche, on ne dira jamais « Monsieur l’académicien ».

Sur l’enveloppe d’une lettre, on écrira également le titre de l’académicien ou « Monsieur X, de l’Académie française ».

Ermine B. (France)

Le 08 juillet 2015

Courrier des internautes

Enseignante en école élémentaire, je suis régulièrement confrontée à des élèves qui me demandent s’ils peuvent « partir aux toilettes », comme cette formule me semble peu à propos, je leur réponds que l’on va aux toilettes. Mais un élève m’a un jour fait remarquer que l’on part bien en vacances.... Pouvez-vous s’il vous plaît m’éclairer sur cette question.

Ermine B. (France)

L’Académie répond :

Vous avez raison, on doit dire Aller aux toilettes.

Partir suppose que l’on quitte le bâtiment, le lieu où l’on se trouve. On dit ainsi partir pour l’Angleterre, partir pour l’école, partir au travail, à la pêche, en vacances car il y a un déplacement.

Les enfants disent qu’ils partent à l’école, mais quand ils sont dans l’école, ils disent qu’ils vont en classe, en récréation, aux toilettes, sous le préau, etc.

Pierre V. (France)

Le 08 juillet 2015

Courrier des internautes

J’aimerais vous demander conseil. Je trouve plusieurs fois la phrase « porter son chapeau » ou « chapeau de réceptionniste », puis le verbe « chapeauter quelqu’un », voulant dire le fait d’être responsable d’une fonction particulière ou de former quelqu’un dans une fonction spécifique. L’emploi du mot « chapeau » et du verbe « chapeauter » dans ce contexte est-il correct ?

Ne devrait-on pas écrire « porter sa casquette » ? et à la rigueur « casquetter quelqu’un » ?

Pierre V. (France)

L’Académie répond :

Les expressions en usage aujourd’hui sont chapeauter, qui est passé du sens de « couvrir » à « couvrir de son autorité, contrôler ».

Comme les casquettes faisaient partie de l’uniforme ou de telle ou telle profession, porter ou avoir la casquette de signifie « jouer le rôle de », et avoir plusieurs casquettes signifie « remplir plusieurs fonctions ».

Ce sont ces expressions qui sont en usage aujourd’hui.

Porter le chapeau signifie « endosser la responsabilité d’une mauvaise action ».

Robert S. (France)

Le 08 juillet 2015

Courrier des internautes

Pourriez-vous donner aux membres de l’association Côté Bassin regroupant les passionnés de jardins aquatiques votre avis sur le genre du mot KOI désignant la carpe japonaise Le terme NISHIKIGOI est utilisé au Japon pour désigner les carpes colorées. Par simplification le terme KOI est utilisé dans les autres pays pour désigner les carpes d’origines japonaises Couramment, dans la littérature, on utilise « LA carpe KOI » comme LE PONEY SHETLAND désignant l’animal et son nom d’origine Mais appliquant la règle que si l’on ignore le genre du nom dans le pays d’origine il convient d’utiliser le masculin, on trouve alors LE KOI. Alors doit-on dire LA KOI ? par simplification de LA CARPE KOI, comme l’on dit identiquement UNE MIROIR par simplification de LA CARPE MIROIR ou UN KOI ?

Robert S. (France)

L’Académie répond :

Vous avez raison. Quand un terme étranger entre dans la langue, il est d’usage de préférer le masculin (un koï). Mais les locuteurs français utilisent peut-être koï comme une forme elliptique de carpe koï et, dans ce cas, il est plus logique d’utiliser le féminin. Les occurrences actuelles du terme en français ne permettent pas de trancher clairement entre ces deux formes. L’usage prime et celui-ci, pour l’heure, n’est pas fixé.

Carole L. (Chicago)

Le 04 juin 2015

Courrier des internautes

J’aimerais savoir si l’on prononce le « l » du mot « sourcil » ?

Dit-on « un sourcil » ou « un sourci » ?

Carole L. (Chicago)

L’Académie répond :

Quant aux noms en -il, leur prononciation a beaucoup varié, y compris récemment, et l’on enregistre encore des usages, notamment régionaux, différents, d’où résultent nombre d’hésitations.

Au début du vingtième siècle, si l’on excepte les mots venus du latin comme fil, exil, pistil... et quelques mots d’origine étrangère comme alguazil ou toril, les mots en -il (d’origine variée ou inconnue) avaient vu s’altérer depuis longtemps l’ancienne prononciation du l, qui était mouillé (baril prononcé barille, par exemple, comme dans barillet).

Dans la plupart des mots, donc, on ne prononçait plus l’l : bari(l), cheni(l), courti(l), feni(l), fourni(l), fraisi(l), fusi(l), genti(l), nombri(l), outi(l), sourci(l), et plus récemment persi(l).

Genti(l), qui appartenait d’abord à la catégorie à l sonore (latin gentilis), est passé ensuite à la seconde, avec l mouillé, après quoi il a également amui son l. Au contraire, sil, pénil, brésil, tortil (pour tortis, sous l’influence de tortiller) étaient passés au groupe des mots à l non mouillé ; péril aussi, quoiqu’il y eût encore quelques exceptions ; avril de même, après s’être prononcé avri au xviie siècle, et avriyl au commencement du xixe.

Il n’y avait plus d’hésitation que pour quatre substantifs : babil, grésil, gril et mil (avec grémil). Non qu’on pût y conserver le son mouillé, ou plutôt le yod, car il s’y entendait de moins en moins : la seule question était de savoir s’ils se prononceraient finalement avec ou sans l, car les deux coexistaient.

Aujourd’hui, la prononciation de certains l a été rétablie, soit que l’on considère qu’elle est seule de bon usage (baril), soit qu’elle tende à l’emporter (chenil, ou, vieilli , cheni ; couti ou, de plus en plus souvent, coutil ; fenil ou, vieilli, feni, nombril ou, vieilli, nombri), soit que les deux soient plus ou moins à égalité (persil ou persi ; sourciparfois sourcil ; terri, parfois terril).

Enfin, le l n’a pas été rétabli dans d’autres mots (fuzi, genti, outi...), les prononciations fuzil ou outil, que l’on entend parfois dans le Midi, étant considérées comme dialectales.

Pour ces mots, tous les dictionnaires indiquent la ou les prononciations jugées correctes aujourd’hui.

Colette H. (France)

Le 04 juin 2015

Courrier des internautes

Il me semble que l’on emploie de plus en plus fréquemment le mot « expertise » au lieu de « expérience ». Qu’en pensez-vous ?

Colette H. (France)

L’Académie répond :

Vous avez parfaitement raison : les termes expert, expertise tendent à être employés abusivement, surtout dans la langue des médias. La 9e édition du Dictionnaire de l’Académie française met en garde contre les extensions abusives à l’article Expertise : « Est à bannir : Expertise employé absolument dans le sens de “compétence, savoir-faire, qualité d’une personne experte”. »

De manière générale, il faudrait limiter l’emploi d’expertise à ses domaines d’emploi d’origine, dans lesquels le mot renvoie à une procédure réglée d’examen par des experts.

Élise G. (France)

Le 04 juin 2015

Courrier des internautes

Pouvez-vous m’indiquer comment utiliser le mot « Néanmoins ».

Peut-on l’utiliser en début de phrase par exemple ?

Élise G. (France)

L’Académie répond :

Voyez l’article Néanmoins, tel qu’il figure dans notre Dictionnaire :

NÉANMOINS adv. XVIe siècle, nenmains. Composé de néant et de moins, proprement « en rien moins ». Malgré cela, en dépit de cela. Ce n’est encore qu’un enfant ; néanmoins il est déjà très raisonnable. Il lui avait promis fermement de l’aider, néanmoins il n’a rien fait. Mon collègue et néanmoins ami.   Loc. Ce néanmoins. Nul ne lui conteste la propriété de ce terrain ; il doit ce néanmoins produire un acte qui l’établisse.

Le plus souvent néanmoins n’est pas employé en début de phrase, mais le faire n’est pas incorrect. On lit ainsi dans Le Mas Théotime, de Bosco : « Après cette nuit sans repos, j’avais moi-même la tête vide, les bras mous. Néanmoins j’accomplis à peu près ma tâche habituelle ».

Uta H. (Deutschland)

Le 04 juin 2015

Courrier des internautes

Sehr geehrte Damen und Herren,

Könnten Sie mir bitte sagen, wie man den Namen de Stael korrekt ausspricht?

Mit Betonung auf dem “e”? Oder wird das “e” gar nicht betont?

Ich bitte um Antwort. Danke.

(« Chère Madame, cher Monsieur,

Pourriez-vous m’indiquer comment il convient de prononcer le nom de Stael ? Faut-il faire entendre le e ou bien faut-il ne pas le prononcer du tout ? Je vous remercie pour votre réponse. »)

Uta H. (Deutschland)

L’Académie répond :

Sehr geehrte Frau Hillmann,

Man schreibt Staël, aber Man sagt Stal.

Mit freundlichen Grüssen.

(« Chère Madame Hillmann,

On écrit Staël (avec un tréma sur le e) mais on prononce “Stal”. Cordiales salutations. »)

A. (France)

Le 07 mai 2015

Courrier des internautes

Bonjour. Malgré mes recherches, je n’ai toujours pas trouvé de réponse à cette question : Qu’est-ce qui détermine si l’on doit mettre au singulier ou au pluriel un nom qui suit « sorte de », « type de », « forme de » etc. ?

A. (France)

L’Académie répond :

Cette question est bien épineuse, dans la mesure où l’on trouve tous les cas, également représentés. Selon les contextes et le sens que l’on prête à ces groupes nominaux, on mettra l’accent tantôt sur le singulier, tantôt sur le pluriel.

En somme, il n’y a pas de règle immuable s’appliquant automatiquement pour tous les cas qui se présenteraient. Ainsi, on écrira Il a composé une sorte de tragédie mais Quelle sorte de pièces de théâtre avez-vous écrites ? Ou encore Cette sorte de snobs est assez courante dans ce milieu, car si le premier nom est précédé d’un démonstratif, il est mis en relief et il détermine l’accord.

À noter que le passage au pluriel de type, sorte, etc. n’entraîne pas automatiquement la mise au pluriel du complément (Plusieurs types de vérandas, Divers types d’architecture).

Pages