Addenda

Les évolutions rapides de l’usage et, en particulier, le développement sans précédent du vocabulaire des sciences et des techniques, appellent, étant donné l’étalement de la publication du Dictionnaire de l’Académie française (tome 1 en 1992 ; tome 2 en 2000 ; tome 3 en 2011), l’addition de termes qui étaient peu employés au moment de la rédaction des tomes. Ces addenda sont d’ores et déjà consultables sur notre site ; ils figureront également en annexe dans le quatrième tome du Dictionnaire.

*ACCASTILLAGE n. m. XVIIsiècle. Dérivé d’accastiller.

MARINE. Anciennt. Ensemble constitué par les gaillards d’avant et d’arrière ; partie supérieure des œuvres mortes, généralement recouverte de décorations et de sculptures. Un accastillage orné de moulures.
Désigne aujourd’hui les constructions et les équipements présents sur la superstructure d’un bateau. Les capots, le rouf, la timonerie font partie de l’accastillage. Spécialt. Petit accastillage ou, simplement, accastillage, l’ensemble des appareils utilisés sur le pont d’un bâtiment de plaisance, en particulier ceux qui servent à manœuvrer les cordages, les chaînes et les voiles. L’accastillage comprend les cabestans, les manilles, les poulies, les feux de route.

 

*ACCASTILLER v. tr. XVIIsiècle. Emprunté de l’espagnol acastillar, « fortifier », puis de même sens, lui-même dérivé de castillo, « château ».

MARINE. Pourvoir un navire de son accastillage. Surtout au participe passé, adjt. Ce voilier est à vendre tout accastillé.

 

*ACCUSATOIRE adj. XIVsiècle. Emprunté du latin accusatorius, « qui se rapporte à l’accusateur ».

DROIT. Se dit d’une procédure dans laquelle les parties ont l’initiative de l’instance, de son déroulement, de son instruction, par opposition à Inquisitoire. La procédure accusatoire est en vigueur dans les pays anglo-saxons. Dans le système accusatoire, le rôle du juge ou du jury est celui d’un arbitre impartial entre l’accusation et la défense, qui s’affrontent de façon orale, contradictoire et publique.

 

*ACÉDIE n. f. XVIe siècle, acedie. Emprunté, par l’intermédiaire du latin chrétien acedia, « nonchalance, dégoût, paresse spirituelle », du grec akêdia, « indifférence, négligence », et, en particulier, « négligence dans les soins apportés aux morts », lui-même dérivé de kêdos, « soin, souci ».

THÉOL. État de paresse spirituelle, d’abord observé dans la vie érémitique et monastique, qui se traduit, même et surtout chez les âmes les plus avancées, par un relâchement de l’ascèse et conduit au découragement, à la tristesse et au dégoût de Dieu. Dans les listes modernes des péchés capitaux, le terme d’« acédie » est parfois remplacé par celui de « paresse ». Au chant VII de l’« Enfer » de Dante, certains pécheurs sont coupables d’acédie.

 

*ACHÉIROPOÏÈTE (chéi se prononce ké-i) adj. XVIIIe siècle. Emprunté du grec akheiropoiêtos, de même sens, lui-même composé du préfixe a- privatif, de kheir, « main », et de poiêtos, participe passé de poieîn, « faire ».

Didact. Se dit d’une image, notamment de celles du Christ et de la Vierge Marie, qui n’a pas été créée par la main de l’homme. Le visage du Christ sur le voile de Véronique est considéré comme la première image achéiropoïète. Le portrait du Christ de l’église Saint-Jean-de-Latran à Rome, ébauché par saint Luc et supposé achevé par les anges, est dit achéiropoïète. L’image achéiropoïète du corps du Christ sur le saint suaire.

 

*ACIDOPHILE adj. XIXsiècle. Composé à l’aide d’acide et de -phile, tiré du grec philos, « ami ».

1. ÉCOLOGIE. Se dit d’une espèce végétale qui ne se développe que sur un sol acide. Les bruyères sont des plantes acidophiles. Par méton. Une chênaie acidophile.
Par ext. Qui vit sur un substrat, dans un environnement acide. Une bactérie, un champignon acidophiles.

2. HISTOL. Qui fixe les colorants acides, en particulier l’éosine. L’hémoglobine est acidophile. Leucocyte acidophile, globule blanc polynucléaire dont les granulations cytoplasmiques sont colorées en orange par l’éosine (on dit plutôt Leucocyte éosinophile).

 

*ACTINE n. f. XIXsiècle. Dérivé du grec akti, « rayon ».

PHYSIOL. Protéine qui concourt au maintien ou à la modification de la structure d’une cellule et qui, associée à la myosine dans une fibre musculaire, permet la contraction du muscle. Une mutation du gène de l’actine peut être à l’origine de myopathies congénitales.

 

*ADÉNINE n. f. XIXsiècle. Dérivé savant du grec adên, « glande ».

BIOCHIMIE. Une des bases azotées constitutives des acides nucléiques. Dans une molécule d’A.D.N., une adénine est toujours associée à une thymine.

 

*ADJECTIVAL, -ALE adj. (pl. Adjectivaux, -ales). XIXsiècle. Dérivé d’adjectif.

GRAMM. Relatif à la catégorie de l’adjectif. Un emploi adjectival. Locution adjectivale, qui tient dans la phrase le rôle d'un adjectif. « Ci-joint », « honoris causa » ou « d’outre-tombe » sont des locutions adjectivales. (On dit aussi, moins souvent, Adjectif,-ive.)

 

*AÉROSPATIAL, -ALE adj. et n. f. (pl. Aérospatiaux, -ales). XXsiècle. Composé d’aéro- et de spatial.

1. Adj. Relatif à l’aéronautique et à l’astronautique ; qui peut évoluer à la fois dans l’atmosphère terrestre et en dehors de celle-ci. Recherche, industrie aérospatiale. Engin aérospatial.

2. N. f. Ensemble des sciences et des techniques ayant trait à la navigation aéronautique et astronautique. Un ingénieur de l’aérospatiale.

 

*AFFINE adj. XIIIe siècle, affin, d’abord comme nom, au sens d’« époux », puis comme adjectif, au sens de « semblable » ; XXe siècle, affine, au sens actuel. Emprunté du latin affinis, « limitrophe, voisin ; allié », lui-même dérivé de finis, « limite, fin, but ».

MATH. Se dit d’une fonction du premier degré à une variable, qui correspond au produit de cette variable par un nombre réel auquel est ajouté un autre nombre réel et qui s’écrit f(x) = ax+b. Une fonction affine est représentée par une droite. Une fonction linéaire est une fonction affine.
Par méton., en géométrie. Transformation, application affine, qui fait correspondre à chaque point d’une figure un nouveau point dont les coordonnées sont obtenues par l’emploi de fonctions affines. Toute transformation affine est caractérisée par la conservation de l’alignement des points, du rapport des longueurs et du parallélisme.

 

*ALANINE n. f. XIXsiècle. Formé à partir d’aldéhyde.

BIOCHIMIE. Acide aminé hydrophobe, qui est un constituant des protéines. Lors d’un exercice physique, l’alanine libérée par les muscles est transformée en glucose et en urée par le foie.

 

*ALLÈLE n. m. XXsiècle. Tiré du génitif grec allêlôn, « les uns, les autres ».

GÉNÉTIQUE. Chacune des formes d’un gène située sur le même locus de deux chromosomes homologues et caractérisée par une séquence de nucléotides. Allèle dominant, allèle récessif. Les mutations sont à l’origine de l’apparition de nouveaux allèles. Le principal système de groupes sanguins est déterminé par trois allèles désignés par les lettres A, B et O.

 

*ALLERGÈNE n. m. XXsiècle. Composé d’aller-, tiré d’allergie, et de -gène, tiré du grec gennân, « engendrer ».

PATHOL. Substance qui, à la suite d’un contact, d’une ingestion ou d’une inhalation, peut provoquer une allergie chez certains individus. Les pollens, les poils de chat, les acariens sont des allergènes.
Adjt. Un ingrédient, une crème allergènes. (On dit aussi Allergisant, -ante.)

 

*ALLERGISANT, -ANTE adj. XXe siècle. Dérivé d’allergie.

PATHOL. Se dit d’une substance, d’un produit qui, à la suite d’un contact, d’une ingestion ou d’une inhalation peut provoquer une allergie chez certains individus. (On dit aussi Allergène.)

 

*ALLERGOLOGIE n. f. XXe siècle. Composé à l’aide d’allergie et de -logie, tiré du grec logos, « discours, traité ».

MÉD. Discipline qui étudie les allergies et leurs traitements.

 

*ALLERGOLOGISTE ou, plus souvent, ALLERGOLOGUE n. XXe siècle. Dérivé d’allergologie.

MÉD. Médecin spécialiste de l’allergologie. En apposition. Un médecin allergologue.

 

*ALLOGREFFE n. f. XXe siècle. Composé d’allo- et de greffe II.

MÉD. Greffe d’un organe, d’un tissu, de cellules prélevés sur une autre personne que le receveur, par opposition à Autogreffe.

 

*ALLONGEAIL n. m. (pl. Allongeails). XVIe siècle, alongeail. Mot employé par Montaigne pour désigner le dernier livre des Essais, qui parut huit ans après les deux premiers, lui-même dérivé d’allonger.

LITTÉRATURE. Ajout, addition portés par Montaigne sur une version imprimée des Essais en vue de l’édition suivante. Les allongeails de l’exemplaire de Bordeaux.

 

*ALLOPHONE adj. XIXe siècle, d’abord employé en assyriologie pour parler d’un groupe de caractères qui, transposé d’une langue dans une autre, se prononce différemment. Composé d’allo- et de -phone, tiré du grec phonê, « son, voix, langue ».

1. PHON. Se dit de phonèmes ou de mots qui ont la même forme écrite mais qui se prononcent différemment, par opposition à Homophone. Le prénom « Marc » et le nom commun « marc » sont allophones. Subst. Le r grasseyé, que l’on entend en région parisienne, et le r apical ou roulé, caractéristique de la prononciation bourguignonne ou auvergnate, sont des allophones. Des allophones et des homographes.

2. Au Canada. Se dit d’une personne ou d’un groupe de personnes dont la langue maternelle est une langue étrangère, dans le pays où ils se trouvent. Un étudiant allophone. Subst. L’intégration des allophones.

 

*ANAPHASE n. f. XIXsiècle. Composé d’ana- et de phase.

BIOL. Troisième phase de la mitose ou de l’une des deux divisions méiotiques. Au cours de l’anaphase de la mitose, chaque chromosome se scinde en deux chromatides, qui migrent vers les pôles opposés de la cellule. L’anaphase de la première division de la méiose se caractérise par la séparation des chromosomes homologues.

 

*ANAPHORIQUE adj. XIXe siècle. Emprunté du grec anaphorikos, « qui rejette par le haut », puis, en grammaire, « pronom relatif », lui-même dérivé de anapherein, « porter en arrière », puis « rappeler le souvenir de ».

1. RHÉTOR. Qui tient de l’anaphore ; qui comporte une anaphore. Une tirade anaphorique. Le vers de « Suréna », de Corneille, « Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir » est anaphorique.

2. GRAMM. Qui reprend un mot ou un groupe de mots placé avant. Un déterminant démonstratif anaphorique. Les pronoms personnels anaphoriques sont aussi appelés « pronoms de reprise ».

 

*ANGIOTENSINE n. f. XXsiècle. Composé à partir d’angio- et de tension.

PHYSIOL. Hormone hypertensive qui résulte de l’action de la rénine sur une substance libérée par le foie.

 

ANTANACLASE n. f. XVIIIsiècle. Composé à l’aide du grec anti-, « qui est en face ; opposé, contraire », et anaklasis, « action de se briser en se courbant ; répercussion du son ».

RHÉTOR. Figure de style qui consiste à répéter, dans une phrase ou dans un dialogue, un mot pris dans deux sens différents. « Il chante quand cela lui chante » présente une antanaclase.

 

*ANTÉPOSER v. tr. XVIe siècle, au sens de « préférer ». XXsiècle, au sens actuel. Composé d’anté- et de poser.

LINGUIST. Placer un élément avant un autre avec lequel il est en relation syntaxique. Le participe passé d’un verbe conjugué avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le complément d’objet direct quand celui-ci est antéposé. Surtout au participe passé. Un adjectif antéposé.

 

*ANTÉPOSITION n. f. XIXe siècle. Composé d’anté- et de position.

LINGUIST. Le fait pour un mot ou un groupe de mots d’être placé avant un autre avec lequel il a un lien syntaxique. Dans la phrase « Pierre le Grand était un homme grand mais aussi un grand homme », l’antéposition de l’adjectif « grand » change le sens du groupe nominal.

 

*ANTICYCLONIQUE adj. XIXe siècle. Dérivé d’anticyclone.

MÉTÉOR. Qui se rapporte à un anticyclone. Aire anticyclonique, circulation anticyclonique. (On trouve parfois Anticyclonal,-ale.)

 

*ANTIPALUDÉEN, -ÉENNE ou ANTIPALUDIQUE adj. XIXe siècle. Dérivé savant du latin palus, paludis, « marais, étang ».

MÉD. Propre à prévenir ou à combattre le paludisme. Traitement antipaludéen. Subst. La quinine est un antipaludéen.

 

*ANTIPERSONNEL adj. inv. XXsiècle. Dérivé de personnel, au sens d’« ensemble donné de personnes ».

MILIT. Se dit d’un engin ou d’une arme conçus pour atteindre les hommes. Une grenade antipersonnel. Des mines antipersonnel.

 

*APOPTOSE n. f. XXsiècle. Emprunté du grec apoptôsis, « chute », lui-même tiré de piptein, « tomber ».

BIOL. Processus par lequel une cellule commande son autodestruction en réponse à un signal, nécessaire à la survie des organismes pluricellulaires. Dans la langue courante, l’apoptose est souvent appelée « mort cellulaire programmée ». L’apoptose joue un grand rôle dans le développement embryonnaire.

 

*APOTROPAÏQUE adj. XVIIIsiècle, apotropéen ; XXsiècle, apotropaïque. Dérivé savant du grec apotropaios, « qui détourne (les maux) », lui-même composé à l’aide de apo, « au loin, à l’écart », et trepein, « tourner ».

Qui conjure le mauvais sort, protège contre toute influence mauvaise. Un rite, une formule apotropaïques. Chez les Grecs, la paire de grands yeux qui ornaient la coque des navires de guerre avait une fonction apotropaïque.

 

*ARAGONITE n. f. XIXe siècle. Dérivé d’Aragon, la région d’Espagne où fut découvert ce minéral.

MINÉR. Carbonate de calcium qui cristallise dans le système orthorhombique. La coquille de l’amande de mer est constituée d’aragonite.

 

*ARCHÉE (ch se prononce k) n. f. XVIe siècle, dans la langue des alchimistes, au sens de « feu central de la terre, principe de vie » ; XXe siècle, au sens actuel. Emprunté, par l’intermédiaire du latin archeus, du grec arkhaios, « qui est au principe de, qui est à l’origine », lui-même dérivé de arkhê, « origine, commencement ».

BIOL. Microorganisme procaryote, morphologiquement proche des bactéries, mais qui présente des caractéristiques moléculaires, métaboliques et membranaires originales. Les archées sont capables de vivre dans des milieux extrêmes tels que des sources très chaudes, acides ou salines.

 

*ARGININE n. f. XXe siècle. Dérivé savant du grec argos, « brillant ».

BIOCHIMIE. Acide aminé basique, qui est un constituant des protéines. Les prématurés ne produisent pas suffisamment d’arginine et doivent recevoir une alimentation adaptée.

 

*ARTHURIEN, -IENNE adj. XIXe siècle. Dérivé d’Arthur, roi légendaire de la Grande Bretagne, qui aurait vécu à la fin du Vsiècle et au début du VIsiècle.

LITTÉRATURE. Qui se rapporte au roi Arthur ou à sa légende. Roman arthurien. Cycle arthurien, ensemble d’œuvres du Moyen Âge qui ont pour sujet le roi Arthur et les chevaliers de la Table ronde, et qu’on appelle aussi Cycle breton ou Matière de Bretagne. « Perceval ou le Conte du Graal », de Chrétien de Troyes, appartient au cycle arthurien.

 

*ARTICULATOIRE adj. XVIe siècle, en médecine, au sens de « qui concerne l’articulation » ; XXe siècle, au sens actuel. Dérivé d’articulation.

PHON. Relatif à l’ensemble des mécanismes anatomiques et physiologiques qui permettent la production des sons par les organes vocaux. Phonétique articulatoire, qui classe les sons d’une langue selon la façon dont ils sont émis par les organes vocaux, par opposition à Phonétique acoustique, qui étudie les caractéristiques physiques des sons. Tension articulatoire, renforcement de l’effort musculaire fourni par les organes phonateurs de la bouche, qui s’accompagne d’une forte pression de l’air expiré. Les consonnes dites fortes, comme p, t ou k, sont émises avec une importante tension articulatoire.

 

*ARYANISATION n. f. XXe siècle. Dérivé d’aryen.

HIST. Ensemble des mesures visant, dans l’Allemagne nationale-socialiste et les pays qu’elle occupait, à évincer progressivement les Juifs de la vie économique, en confisquant leurs biens afin de les transférer à des « Aryens », c’est-à-dire, dans le vocabulaire des nazis, des personnes considérées comme de race pure et supérieure.

 

*ASPARTIQUE adj. XIXe siècle. Dérivé du radical d’asparagine.

BIOCHIMIE. Acide aspartique, acide aminé, qui est un constituant des protéines. Dans un milieu de pH neutre, l’acide aspartique est chargé négativement et il est alors appelé « aspartate ».

 

*AUBUSSON n. m. XIXe siècle. Tiré d’Aubusson, nom géographique.

Tapisserie tissée dans une des manufactures installées à Aubusson. Le motif des verdures s’est imposé dans les aubussons à partir du XVIe siècle. Un aubusson ornait le mur de la salle de réception.

 

*AUTO-IMMUN, -UNE adj. (pl. Auto-immuns, -unes). XXe siècle. Composé d’auto I et d’immun.

PATHOL. Se dit d’une maladie dans laquelle sont produits des anticorps dirigés contre l’organisme du fait d’un dérèglement du système immunitaire. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune.

 

*AUTOSOME n. m. XXe siècle. Composé d’auto I et de -some, tiré de chromosome, parce que ce chromosome appartient à une paire de chromosomes de taille identique.

BIOL. Désigne tout chromosome autre qu’un hétérochromosome. Dans un caryotype humain, on compte vingt-deux paires d’autosomes et une paire d’hétérochromosomes.

 

*AVIAIRE adj. XXe siècle. Emprunté du latin aviarius, « qui se rapporte aux oiseaux », lui-même dérivé d’avis, « oiseau ».

Relatif aux oiseaux. Élevage aviaire. Peste aviaire ou grippe aviaire, maladie infectieuse d’origine virale touchant les oiseaux sauvages et domestiques. Le virus de la grippe aviaire est transmissible aux mammifères.

 

*AVOINÉE n. f. XXe siècle. Dérivé de l’ancien verbe avoiner, « battre l’avoine », puis, par analogie, « battre, cogner quelqu’un ».

Pop. Sévère correction, volée de coups infligée à une personne ou à un animal ; fig., défaite cuisante. Prendre une avoinée (on dit aussi Prendre son avoine). Il a mis une belle avoinée à son adversaire, à son ennemi.

 

*BARZOÏ (se prononce o-ye) n. m. XXe siècle. Mot russe, signifiant « lévrier ».

Race de lévrier à poil long aussi appelé « lévrier russe ». En Russie, les barzoïs étaient employés pour la chasse à courre.

 

*BASOPHILE adj. XXe siècle. Composé à partir de basique et de -phile, tiré du grec philos, « ami ».

1. ÉCOLOGIE. Se dit d’une espèce végétale qui ne se développe que sur un sol basique, notamment sur les terrains calcaires. Le mouron rouge est une plante basophile. Par méton. Une flore basophile.
Par ext. Qui vit sur un substrat, dans un environnement basique. Une bactérie, un champignon basophiles.

2. HISTOL. Qui fixe les colorants basiques. L’A.D.N. est basophile. Leucocyte basophile, globule blanc polynucléaire dont les granulations cytoplasmiques sont colorées en violet par le bleu de méthylène.

 

*BERLINOIS, -OISE adj. XVIIIe siècle. Dérivé de Berlin, nom géographique.

Relatif à la ville de Berlin, à sa région, à ses habitants. Accent berlinois. Le théâtre berlinois. Subst. Un Berlinois, une Berlinoise.
PAPETERIE. Format berlinois, format de papier (47 cm x 32 cm) notamment utilisé dans la presse écrite.

 

*BIGOUDEN (en se prononce in), -ÈNE adj. et n. f. XIXe siècle. Mot breton, de même sens.

1. Adj. Relatif à la région de Pont-l’Abbé, en Bretagne. Le pays bigouden. Subst. Un Bigouden, une Bigoudène.

2. N. f. Coiffe finement brodée, en forme de haut cylindre et ornée de deux rubans tombant sur les épaules, que les femmes portent traditionnellement dans la région de Pont-l’Abbé (se rencontre aussi au masculin).

 

*BIODIVERSITÉ n. f. XXe siècle. Emprunté de l’anglais biodiversity, de même sens.

BIOL. Richesse naturelle du monde vivant. La biodiversité d’un milieu est déterminée par la variété des écosystèmes, des espèces et de leurs génomes. La biodiversité d’un récif corallien. Protection de la biodiversité.

 

*BIOÉTHIQUE n. f. XXe siècle. Composé de bio- et d’éthique.

Ensemble de réflexions portant sur les problèmes d’ordre moral soulevés par les progrès de la recherche principalement médicale et biologique, et sur les principes et les prescriptions qui permettent d’y répondre. Le clonage, la recherche sur les embryons posent des questions de bioéthique. Les premières lois françaises de bioéthique datent de 1994.

 

*BIZARDE adj. f. XVIIIe siècle. Altération de bizarre.

VÈN. Seulement dans la locution Tête bizarde, tête d’un cerf, d’un daim ou d’un chevreuil dont les bois, du fait d’une malformation, d’un choc ou d’une blessure, sont irréguliers.

 

*BOGUE n. m. XXe siècle. Francisation de l’anglais bug, « insecte nuisible », puis « défaut », en informatique.

INFORM. Défaut dans la conception d’un programme, se manifestant par des anomalies de fonctionnement. Par ext. Désigne, dans la langue courante, tout dysfonctionnement informatique.

 

*BOHRIUM (um se prononce ome) n. m. XXe siècle. Dérivé du nom du savant danois Niels Bohr (1885-1962).

CHIM. Élément artificiel radioactif (symb. Bh ; n° at. 107). Le bohrium a été découvert en 1981.

 

*BOLLANDISTE n. m. XVIIIe siècle. Tiré du nom du jésuite Jean Bolland (1596-1665).

Membre d’une société savante qui, depuis le XVIIsiècle, se consacre à des recherches en hagiographie et en histoire religieuse. La Société des Bollandistes publie les « Acta sanctorum » (les Actes des saints), éditions critiques des documents concernant chaque saint, publiées selon l’ordre du calendrier liturgique. Adjt. Un jésuite bollandiste.

 

*BOSNIAQUE adj. et n. m. XIXe siècle. Dérivé de Bosnie, nom géographique.

I. Adj. 1. Se disait de ce qui est relatif à l’État de Bosnie-Herzégovine, à ses habitants. Subst. Un Bosniaque, une Bosniaque. (On dit aujourd’hui officiellement Bosnien, -enne.)

2. Relatif à la communauté de confession musulmane de Bosnie-Herzégovine. Subst. Un Bosniaque, une Bosniaque, personne appartenant à cette communauté. Les Bosniaques de Serbie, de Turquie, de Bosnie-Herzégovine.

II. N. m. Le bosniaque, langue slave parlée en Bosnie-Herzégovine, l’une des trois langues officielles du pays.

 

*BOSNIEN, -ENNE adj. XIXe siècle. Dérivé de Bosnie, nom géographique.

Relatif à l’État de Bosnie-Herzégovine, à ses habitants. Le peuple bosnien est majoritairement composé de Bosniaques, de Croates et de Serbes. Subst. Un Bosnien, une Bosnienne. (On a dit aussi Bosniaque.)

 

*BOULONNAIS, -AISE adj. XVIe siècle. Dérivé de Boulogne(-sur-Mer), nom géographique.

Relatif à la ville de Boulogne-sur-Mer, à sa région, à ses habitants. Un chalutier boulonnais. Subst. Un Boulonnais, une Boulonnaise.
Spécialt. Cheval boulonnais ou, subst., boulonnais, cheval de trait originaire de la région, grand et robuste à la robe le plus souvent grise. Du fait de son allure rapide, le boulonnais a été utilisé pour le transport du poisson de la Manche à Paris jusqu’au milieu du XIXe siècle.

 

*BRONCHIOLITE (ch peut se prononcer k) n. f. XIXe siècle. Dérivé de bronchiole.

PATHOL. Inflammation des bronchioles causée par un virus, particulièrement fréquente chez les nourrissons.

 

*BRUXELLOIS, -OISE (x se prononce généralement ss) adj. XIVe siècle. Dérivé de Bruxelles, nom géographique.

Relatif à la ville de Bruxelles, à sa région, à ses habitants. Les dix-neuf communes bruxelloises.
Subst. Un Bruxellois, une Bruxelloise, personne qui est originaire de Bruxelles ou qui y réside. cuis. À la bruxelloise, se dit d’un plat servi avec une garniture de choux de Bruxelles, d’endives et de pommes de terre. Un rôti de porc à la bruxelloise.

 

*BUGNE n. f. XVIIIe siècle. Altération provençale de beigne, « bosse ; beignet ».

Régional. Pâtisserie lyonnaise faite d’une bande de pâte frite levée ou non et saupoudrée de sucre glace, qu’on mange traditionnellement le Mardi gras. Les bugnes levées ont généralement une forme de nœud.

 

*CAIROTE adj. XIXe siècle. Dérivé de Le Caire, nom géographique.

Relatif à la ville du Caire, à ses habitants. L’écrivain cairote Naguib Mahfouz. Subst. Un, une Cairote, personne qui est originaire du Caire ou qui habite cette ville.

 

*CALCITE n. f. XIXe siècle. Emprunté de l’allemand Calcit, de même sens, lui-même dérivé du latin calx, calcis, « chaux ».

MINÉR. Carbonate de calcium qui cristallise dans le système rhomboédrique et qui est le composant principal des calcaires. La calcite pure est aussi appelée spath d’Islande. Les piquants de l’oursin sont en calcite.

 

*CALENDAIRE adj. XIIIe siècle. Emprunté du latin calendarius, « qui a lieu aux calendes ».

Relatif au calendrier grégorien. Année calendaire, qui va du 1er janvier au 31 décembre (on dit plutôt Année civile). Jour calendaire, chacun des jours de l’année, qu’il soit ouvrable ou férié.

 

*CAMÉRAMAN (n se fait entendre) n. m. (pl. Caméramans). XXe siècle. Emprunté de l’anglais des États-Unis cameraman, de même sens, lui-même composé de camera, « caméra », et man, « homme ».

CINÉMA. TÉLÉV. Personne chargée du maniement d’une caméra et de la prise de vues. Lors du Tour de France, de nombreux caméramans de télévision suivent les coureurs à moto. Un envoyé spécial et son caméraman. On préfèrera Cadreur, -euse ou Opérateur, -trice de prise de vues.
En composition. Reporter-caméraman, journaliste auteur de reportages filmés (on dit mieux Reporter d’images).
(On trouve aussi un cameraman, des cameramen.)

 

*CANOË-KAYAK n. m. (pl. Canoës-kayaks). XXe siècle. Composé de canoë et de kayak.

Sport nautique que l’on pratique avec un canoë ou un kayak. Un club de canoë-kayak. Le canoë-kayak est devenu un sport olympique en 1936.

 

*CARAÏBE adj. XVIe siècle, comme substantif ; XVIIsiècle, comme adjectif. Emprunté du guarani carib ou caraïb, « fort, brave ».

1. Relatif à un peuple amérindien qui, venu du Venezuela, s’implanta dans les Petites Antilles et sur les côtes de la Guyane, avant d’être décimé par la colonisation européenne au XVIIe siècle. Un Indien caraïbe, une Indienne caraïbe ou, subst., un Caraïbe, une Caraïbe. Langues caraïbes, langues qui dérivent de celle que parlait ce peuple (on trouve aussi Langues caribes).

2. Relatif à la région des Caraïbes, qui comprend la mer des Antilles, ses îles et les côtes de l’Amérique latine qui la bordent, du Mexique à la Guyane (on dit aussi Caribéen, -enne). La zone caraïbe. La poésie caraïbe.

 

*CARIBÉEN, -ENNE adj. XXe siècle. Emprunté de l’anglais Caribbean, de même sens.

Relatif à la région des Caraïbes (en ce sens, on dit aussi Caraïbe) ; relatif à la population de cette région. Les côtes caribéennes. La littérature caribéenne. Les peuples caribéens. Subst. Un Caribéen, une Caribéenne.

 

*CASSABLE adj. XVe siècle. Dérivé de casser.

Se dit de ce qui peut se casser ou être cassé. La céramique est une matière cassable. Un cutter à lame cassable.

 

*CAURI ou CAURIS (s se fait entendre) n. m. XVIIe siècle. Emprunté du tamoul kauri, de même sens.

Petit mollusque gastéropode, à la coquille brillante et ourlée ; par méton., cette coquille elle-même, qui servit de monnaie en Asie, en Océanie et en Afrique dès le XIIIe siècle avant notre ère. Au Siam, les soldats furent payés en cauris jusqu’au milieu du XIXsiècle. Un costume orné de cauris.

 

*CÉNOZOÏQUE n. m. XXe siècle. Composé de céno-, tiré du grec kainos, « récent », et de -zoïque, tiré du grec zoikos, « qui concerne les êtres vivants ».

GÉOL. Ère géologique qui a débuté à la fin du Crétacé, il y a soixante-cinq millions d’années, et regroupe le Tertiaire et le Quaternaire. Le Cénozoïque est notamment marqué par la formation de l’Himalaya et par la diversification des Mammifères. Adjt. Un fossile cénozoïque.

 

*CHIRAL, -ALE (ch se prononce k) adj. (pl. Chiraux, -ales). XXe siècle. Emprunté de l’anglais chiral, de même sens, lui-même tiré du grec kheir, « main ».

SC. Se dit de ce qui n’a pas de plan ni de centre de symétrie et qui n’est pas superposable à son image dans un miroir. Les deux mains sont chirales. L’hélice est une figure chirale. Spécialt. chim. Les deux isomères chiraux d’une molécule ou, par méton., les deux isomères d’une molécule chirale.

 

*CHIRALITÉ (ch se prononce k) n. f. XXe siècle. Emprunté de l’anglais chirality, de même sens, lui-même dérivé de chiral, « chiral ».

SC. Propriété de ce qui est chiral. Pasteur a étudié la chiralité de l’acide tartrique.

 

*CHRISMAL, -ALE adj. (pl. Chrismaux, -ales). XXe siècle. Emprunté du latin chrétien chrismalis, « du saint chrême, chrismal », lui-même dérivé de chrisma, « onguent, baume », puis « huile bénite ».

LITURG. CHRÉTIENNE. Ne s’emploie plus guère que dans la locution Messe chrismale, messe généralement célébrée le Jeudi saint. Au cours de la messe chrismale, l’évêque, ou le patriarche en Orient, consacre le saint chrême et bénit les autres saintes huiles.

 

*CHROMATIDE (ch se prononce k) n. f. XXe siècle. Emprunté de l’anglais chromatid, de même sens, lui-même dérivé de chromatin, « chromatine ».

BIOL. Molécule d’A.D.N. associée à des protéines, qui est constitutive du chromosome et qui, après condensation, prend l’aspect d’un bâtonnet. Un chromosome à une chromatide, à deux chromatides.

 

*CHRONOPHAGE adj. XXe siècle. Composé de chrono- et de -phage, tiré du grec phageîn, « manger, dévorer ».

Plaisant. Se dit d’une tâche, d’une activité à laquelle on consacre trop de temps. Les jeux en ligne peuvent être chronophages.
Subst. Désigne parfois une personne importune à laquelle on est contraint d’accorder du temps. Henry de Montherlant se plaignait des chronophages que l’on tolère par politesse.

 

*CLAUDÉLIEN, -IENNE adj. XXe siècle. Dérivé du nom de Paul Claudel (1868-1965).

Relatif à Paul Claudel, à son œuvre. La dramaturgie claudélienne. Le verset claudélien. Par ext. Qui évoque, par son écriture, son inspiration, l’œuvre de Claudel.

 

*CODANT, -ANTE adj. XXe siècle. Participe présent de coder, au sens de « qui permet la transcription du code génétique ».

BIOL. Qui est le support de l’information génétique permettant la synthèse d’un A.R.N., d’une protéine. Gène codant. Séquence codante, partie d’un gène qui est susceptible d’être transcrite en A.R.N. et qui est formée d’exons. Séquence non codante, ensemble constitué par les introns et les parties non transcrites de la molécule d’A.D.N.

 

*COLINÉAIRE adj. XXe siècle. Dérivé de linéaire.

GÉOM. Situé sur une même droite. Des segments colinéaires. Par ext. Vecteurs colinéaires, qui ont la même direction. Les points A, B et O sont alignés si les vecteurs AB et OB sont colinéaires.

 

*COLOPHON n. m. XIXe siècle. Emprunté du grec kolophôn, « faîte ; achèvement, couronnement d’une œuvre ».

Dans un manuscrit, note ajoutée à la fin de l’ouvrage ou d’une de ses parties par le copiste, dans laquelle il faisait figurer son nom, celui de son commanditaire, la date et le lieu de la copie, etc.
Par anal. Dans les incunables et les imprimés anciens, note placée à la fin du texte, portant mention de la date et du lieu de l’impression, ainsi que du nom de l’imprimeur, et parfois de celui de l’auteur. Les colophons ont disparu lorsque s’est développé l’usage de faire figurer les indications qu’ils contenaient dans une page de titre et un achevé d’imprimer.

 

*COMMEDIA DELL’ARTE n. f. inv. XVIIe siècle. Locution italienne, signifiant proprement « comédie jouée par des professionnels ».

Genre théâtral populaire apparu au XVIe siècle en Italie, dans lequel les acteurs incarnent des types et improvisent dialogues et jeux de scène à partir d’un canevas constitué d’un petit nombre de situations récurrentes. Les lazzis ou lazzi de la commedia dell’arte. Les valets de la commedia dell’arte ont pour nom Polichinelle, Arlequin, Scaramouche ou Scapin. La commedia dell’arte influença notamment Molière et Marivaux.

 

*COMPLÉTUDE n. f. XXe siècle. Dérivé de complet I.

LOGIQUE. Propriété d’un système formel dans lequel toute proposition vraie est démontrable, et réciproquement.

 

*CONDOM (m se fait parfois entendre) n. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l’anglais condom, de même sens, peut-être tiré du latin condere, « cacher ».

S’emploie pour désigner le préservatif masculin.

 

*CONNOTATIF, -IVE adj. XIXe siècle. Emprunté du latin scolastique connotativus, « qui comprend, qui inclut », lui-même dérivé de connotare, « comprendre, inclure ».

LINGUIST. Relatif à la connotation, par opposition à Dénotatif. Le contexte d’emploi d’un mot fait varier sa valeur connotative.

 

*CONSTRICTIF, -IVE adj. XIVe siècle. Emprunté du latin constrictivus, « qui a la possibilité de serrer ; astringent », lui-même dérivé de constringere, « resserrer. »

1. BIOL. MÉD. Qui entraîne une constriction ; qui est relatif à la constriction. Péricardite constrictive, caractérisée par un épaississement du péricarde qui resserre le cœur, gêne les contractions et entraîne une insuffisance cardiaque. L’infarctus du myocarde s’accompagne souvent d’une douleur constrictive thoracique.

2. PHON. Une consonne constrictive ou, subst., une constrictive, une consonne dont l’émission est caractérisée par un bruit de frottement, qui résulte d’un resserrement du canal vocal (on dit aussi Consonne fricative). « S » est une consonne constrictive. « Ch » dans « chanson » est une constrictive sourde, « j » dans « jeudi » une constrictive sonore.

 

*CONTRE-HERMINE n. f. (pl. Contre-hermines). XVIIe siècle. Composé de contre- et d’hermine.

HÉRALD. Fourrure dont les couleurs et métaux sont inversés par rapport à l’hermine et qui est constituée d’un champ de sable semé de mouchetures d’argent.

 

*CONVIVANCE n. f. XVIIIe siècle, « fait de vivre ensemble ». Dérivé de l’ancien français convivre, « vivre ensemble », avec influence, au XXe siècle, de l’espagnol convivencia.

Situation dans laquelle des communautés, des groupes humains différents vivent ensemble au sein d’une même société en entretenant des relations de voisinage, de concorde et d’échange. La convivance des musulmans, des juifs et des chrétiens en Espagne prit fin en 1492.

 

*COPERNICIUM (um se prononce ome) n. m. XXIe siècle. Dérivé du nom du savant polonais Nicolas Copernic (1473-1543).

CHIM. Élément artificiel (symb. Cn ; n° at. 112).

 

*COPLANAIRE adj. XIXsiècle. Composé à partir de co- et de l’adjectif latin planus, « plan ».

GÉOM. Situé dans le même plan. Points, vecteurs coplanaires. Deux droites sécantes sont coplanaires.

 

*CORRÉGIDOR n. m. XVIe siècle. Emprunté de l’espagnol corregidor, de même sens, lui-même dérivé de corregir, « corriger ».

Anciennt. En Espagne et dans les territoires soumis à la domination espagnole, premier officier de justice d’une ville ou d’une province, qui représentait le pouvoir royal et avait également d’importantes fonctions administratives. Le corrégidor et les alcades. Le corrégidor de Madrid, de Valence, de Cuzco. Dans « Le Mariage de Figaro », de Beaumarchais, le comte Almaviva est grand corrégidor d’Andalousie.

 

*CORYPHÈNE n. m. XVIIIe siècle, coryphaena, puis coryphène. Emprunté du grec koruphaina, de même sens, lui-même dérivé de koruphê, « sommet, sommet de la tête », parce que, chez ce poisson, le mâle a un front proéminent qui donne une forme carrée à sa tête.

Grand poisson pélagique aux couleurs vives, commun dans les mers chaudes et dont la chair est très appréciée. Le coryphène peut se pêcher à la traîne ou au lancer. En apposition. Dans le langage courant, le coryphène est parfois appelé abusivement « daurade coryphène ».

 

*COURRIEL n. m. XXe siècle. Mot québécois, composé à partir de courrier et d’électronique.

Document informatisé qu’un utilisateur saisit, envoie ou consulte en différé par l’intermédiaire d’un ordinateur connecté à un réseau (on dit aussi Message électronique). Recevoir des courriels professionnels, personnels.
Par ext. Service permettant de saisir, d’envoyer ou de consulter un tel document (on dit aussi Messagerie électronique ou Courrier électronique). Envoyer un curriculum vitae par courriel.
Doit être préféré à l’anglais Electronic mail et à son abréviation e-mail.

 

CRASSANE n. f. XVIIe siècle. D’origine incertaine.

Variété de poire d’hiver, à la peau gris-vert et à la chair fondante et parfumée. La crassane est aussi appelée « bergamote crassane ». En composition. Passe-crassane, voir ce mot.

 

*CYTOSINE n. f. XXe siècle. Dérivé savant du grec kutos, « cavité, cellule ».

BIOCHIMIE. Une des bases azotées constitutives des acides nucléiques. Dans les deux brins d’A.D.N., une cytosine est associée à une guanine.

 

*DARMSTADTIUM (adtium se prononce atiome) n. m. XXIe siècle. Dérivé de Darmstadt, la ville d’Allemagne où fut synthétisé cet élément.

CHIM. Élément radioactif produit artificiellement (symb. Ds ; n° at. 110). Tous les isotopes connus du darmstadtium sont instables.

 

*DÉBATTEUR, -EUSE n. XVe siècle. Dérivé de débattre.

Celui, celle qui, dans une discussion publique, sait développer ses arguments et contester ceux de ses contradicteurs. Un habile, un redoutable débatteur. Par ext. Personne qui participe à un débat public.

 

*DÉCAPOLE n. f. XIXe siècle. Emprunté du grec dekapolis, de même sens, lui-même composé de deka, « dix », et polis, « ville, cité ».

HIST. Avec une majuscule. Désigne, à l’époque hellénistique, le regroupement de dix cités de culture grecque situées en Judée et en conflit avec leurs voisins, qui conserva une certaine autonomie lors de son rattachement à la province romaine de Syrie. Gadara était l’une des principales villes de la Décapole.
Par anal. La décapole alsacienne, dans le Saint-Empire romain germanique, ligue de dix villes d’Alsace jouissant du statut de villes impériales, qui fut créée en 1354 et prit fin sous la Révolution française, lors de l’intégration complète de l’Alsace à la France.

 

*DÉCATHLONIEN n. m. XXe siècle. Dérivé de décathlon.

SPORTS. Athlète qui dispute les épreuves du décathlon.

 

*DÉFORESTATION n. f. XIXe siècle. Dérivé savant du latin médiéval forestis, « région boisée, forêt ».

Action de faire disparaître la forêt naturelle à des fins économiques, généralement en l’exploitant trop intensivement ou en la transformant en terres agricoles, en plantations intensives ou en zones urbaines ; résultat de cette action. La déforestation sans frein de l’Amazonie.

 

*DÉFRAIEMENT n. m. XIVe siècle. Dérivé de défrayer.

Action de défrayer une personne ; somme versée à quelqu’un en remboursement de ses frais de nourriture, d’entretien, de voyage, etc. Une indemnité de défraiement. Une somme forfaitaire sera allouée en défraiement des repas. Recevoir, toucher un défraiement. (On écrit aussi parfois Défrayement, sans changer la prononciation.)

 

*DÉGÉNÉRATIF, -IVE adj. XIXe siècle. Dérivé de dégénérer.

PATHOL. Se dit d’une affection caractérisée par une dégénérescence. Les myopathies sont des maladies dégénératives qui touchent les muscles.

 

*DÉLOCALISATION n. f. XIXe siècle. Dérivé de délocaliser.

1. ADM. Action de délocaliser. La délocalisation de l’École polytechnique à Palaiseau.
Par ext. La délocalisation d’un procès pour éviter le risque de collusion.

2. ÉCON. Transfert, par une entreprise, d’une partie de son activité dans un pays où les coûts sont moindres. L’annonce de la délocalisation de cette usine a suscité de vives protestations.

3. CHIM. Délocalisation des électrons, le fait que certains électrons se déplacent d’un atome à l’autre au sein d’une même molécule. La délocalisation des électrons rend la molécule plus stable.

 

*DÉLOCALISER v. tr. XIXe siècle. Dérivé de localiser.

1. ADM. Déplacer une administration en application de mesures de décentralisation ou de déconcentration. L’administration supérieure des Terres australes et antarctiques françaises a été délocalisée à La Réunion.
Par ext. Pour éviter des troubles à l’ordre public, le juge décida de délocaliser le procès de cet infanticide.

2. ÉCON. En parlant d’une entreprise, transférer une activité d’un pays vers un autre pour gagner en compétitivité. L’entreprise envisage de délocaliser ses ateliers. Absolt. Cette société va délocaliser.

3. CHIM. Souvent pron. S’emploie à propos de certains électrons qui vont d’un atome à l’autre au sein d’une molécule. Dans un corps mésomère, les électrons se délocalisent, sont délocalisés.

 

*DÉNOTATIF, -IVE adj. XXe siècle. Dérivé de dénotation.

LINGUIST. Qui est relatif à la dénotation, par opposition à Connotatif. Le sens dénotatif d’un mot, d’une expression.

 

*DÉPÉNALISATION n. f. XXe siècle. Dérivé de dépénaliser.

Action de dépénaliser. La dépénalisation d’un comportement ne le rend pas nécessairement légal. La dépénalisation controversée de l’usage des drogues douces.

 

*DÉPÉNALISER v. tr. XXe siècle. Dérivé de pénal.

Ne plus soumettre une action, un comportement à une sanction pénale. L’émission de chèques sans provision a été dépénalisée mais demeure passible de sanctions civiles. L’homosexualité a été dépénalisée en France en 1982, formule couramment employée pour évoquer l’abrogation des dispositions légales discriminatoires touchant les homosexuels.

 

*DIAZOTE (dia se prononce di-a) n. m. XXe siècle. Composé de di- et d’azote.

CHIM. Molécule constituée de deux atomes d’azote, de formule N2 ; ensemble formé par plusieurs de ces molécules. Le diazote est plus souvent appelé azote dans le langage courant. À pression ambiante, le diazote devient liquide quand la température descend au- dessous de – 195,79° C.

 

*DIDOT n. m. XVIIIsiècle. Tiré du nom de François-Ambroise Didot (1730-1804), imprimeur et créateur de ce caractère.

TYPOGR. Caractère à empattement filiforme, dont les pleins et les déliés offrent un fort contraste. Le didot a été le principal caractère employé au XIXe siècle.
Avec une majuscule. Système Didot, système de mesure typographique que conçut François-Ambroise Didot. Point Didot, unité minimale de ce système qui est égale à 0,3759 millimètre. Le cicéro vaut douze points Didot.

 

*DIHYDROGÈNE n. m. XXe siècle. Composé de di- et d’hydrogène.

CHIM. Molécule constituée de deux atomes d’hydrogène, de formule H2 ; ensemble formé par plusieurs de ces molécules. Le dihydrogène est plus souvent appelé hydrogène dans le langage courant. Dans des conditions normales de température et de pression, le dihydrogène est un gaz inodore, incolore et inflammable.

 

*DIOXYGÈNE (dio se prononce di-o) n. m. XXe siècle. Composé de di- et d’oxygène.

CHIM. Molécule constituée de deux atomes d’oxygène, de formule O2 ; ensemble formé par plusieurs de ces molécules. Le dioxygène est plus souvent appelé oxygène dans le langage courant. L’atmosphère terrestre comprend 21 % de dioxygène.

 

*DOGON adj. inv. en genre. XIXe siècle. Mot dogon, de sens incertain.

Relatif à un peuple d’agriculteurs installé dans une zone montagneuse du centre de Mali et du nord du Burkina Faso, près du fleuve Niger. La plupart des villages dogons sont bâtis à flanc de falaise. L’art dogon.
Subst. Un Dogon, une Dogon. Le dogon, la langue de cette population, qui comporte de nombreux dialectes.

 

*DRONE n. m. XXe siècle. Emprunté de l’anglais drone, de même sens, et, proprement, « faux bourdon », en raison du bruit que cet engin produit.

MILIT. Engin mobile sans équipage, le plus souvent aérien, et qui peut être soit programmé, soit télécommandé. Le drone, à la différence du missile, est réutilisable. Les drones sont équipés d’armes ou de systèmes de collecte d’informations. Certains drones sous-marins permettent de détecter les mines. Les drones ont également des usages civils, et peuvent être employés pour surveiller des manifestations, pulvériser des insecticides, inspecter des lignes à haute tension.

 

*DUBNIUM (se prononce doubniome) n. m. XXe siècle. Dérivé de Dubna, ville de Russie où se trouve un important laboratoire de recherche nucléaire.

CHIM. Élément artificiel fortement radioactif (symb. Db ; n° at. 105). Découvert en 1967 en Union soviétique, cet élément a reçu plusieurs autres noms avant qu’un accord international retienne le nom de dubnium, en 1997.

 

*EMBOULER v. tr. XIXe siècle. Dérivé de boule ou de bouler, avec influence de l’espagnol embolar, de même sens.

TAUROM. Munir les cornes d’un taureau d’embouts de forme arrondie pour les rendre moins dangereuses. L’habitude d’embouler les cornes s’est répandue au milieu du XIXe siècle, quand la corrida s’est diffusée hors de l’Espagne. Embouler un taureau. Au participe passé, adjt. Une vachette aux cornes emboulées.

 

*EMPORT n. m. XVIe siècle. Déverbal d’emporter.

Action d’emporter. S’emploie surtout aujourd’hui, dans les domaines aéronautique et astronautique, dans la locution Capacité d’emport, charge utile d’un avion, d’une fusée. Une capacité d’emport de vingt tonnes.

 

*ÉNANTIOMÈRE n. m. XXe siècle. Composé d’énantio-, tiré du grec enantios, « contraire, opposé », et de -mère, tiré du grec meros, « partie ».

BIOCHIMIE. Chacun des deux isomères chiraux d’une molécule. Une des molécules tirées du cumin possède deux énantiomères, dont l’un sent le menthol et l’autre le fenouil.

 

*ENDOGAMIQUE adj. XIXe siècle. Dérivé d’endogamie.

Qui est relatif à l’endogamie, qui en a les caractéristiques. Un mariage endogamique.

 

*ENZYMOLOGIE n. f. XIXe siècle. Composé d’enzyme et de -logie, tiré du grec logos, « discours, traité ».

BIOCHIMIE. Science qui étudie les enzymes et leur activité catalytique.

 

*ÉPIGYNE adj. XXe siècle. Composé d’épi- et de -gyne, tiré du grec gunê, « femme ».

BOT. Se dit d’une partie de la fleur qui est insérée au-dessus de l’ovaire. Par méton. Se dit d’une fleur dont le calice, la corolle et les étamines sont disposés de la sorte ou de la plante qui porte de telles fleurs. La fleur épigyne des poiriers. De nombreuses plantes de la famille des Rosacées sont épigynes.

 

*ÉQUIPROBABLE (qui se prononce kui) adj. XXe siècle. Composé d’équi- et de probable.

STAT. Se dit d’évènements qui ont la même probabilité de se réaliser. Dans le jeu de pile ou face, les chances de tirer pile ou de tirer face sont équiprobables.

 

*ÉRYTHRÉEN, -ENNE adj. XIXe siècle. Dérivé d’Érythrée, nom géographique.

Relatif à l’Érythrée, à ses habitants. L’État érythréen. La guerre d’indépendance érythréenne contre l’Éthiopie. Subst. Un Érythréen, une Érythréenne.

 

*EXOPLANÈTE n. f. XXe siècle. Emprunté de l’anglais exoplanet, de même sens, lui-même forme abrégée de extrasolar planet, « planète extrasolaire ».

ASTRON. Planète qui se situe hors du système solaire et qui tourne autour d’une étoile.

 

*FILIALISER v. tr. XXe siècle. Dérivé de filiale.

DROIT. FINANCES. Créer, au sein d’une entreprise, une ou plusieurs filiales ; transférer tout ou partie de son activité à une ou des filiales déjà existantes. Cette maison d’édition a filialisé son secteur de distribution.

 

*FORTUITÉ n. f. XVe siècle. Dérivé de fortuit.

Caractère de ce qui est fortuit, survient de façon imprévisible (rare).
Spécialt. Faculté de discerner l’intérêt, la portée d’observations faites par hasard et sortant du cadre initial d’une recherche (s’emploie surtout dans le domaine des sciences). La fortuité est aussi désignée par le mot « sérendipité », emprunté de l’anglais. La découverte de la pénicilline, dont Fleming observa l’effet destructeur sur les staphylocoques dans une culture oubliée et emplie de moisissures, est le fruit de la fortuité.

 

*II. GANACHE n. f. XXe siècle. Origine inconnue.

CUIS. Garniture à base de chocolat fondu et de crème fraîche utilisée en pâtisserie, en confiserie et en chocolaterie. Incorporez la ganache au mélange puis réservez. En apposition. Tarte aux poires à la crème ganache.

 

*GLUCAGON n. m. XXe siècle. Composé à l’aide de gluc(o)- et du grec agôn, participe présent de agein, « amener », parce que cette hormone apporte du sucre à l’organisme.

PHYSIOL. Hormone produite par le pancréas et qui favorise la libération de glucose dans le sang. Le glucagon joue un rôle contraire à celui de l’insuline dans la régulation de la glycémie.

 

*GLUTAMINE n. f. XXe siècle. Dérivé de glutamique.

BIOCHIMIE. Acide aminé qui est un constituant des protéines. La glutamine intervient dans le métabolisme de l’azote.

 

*GRAVETTIEN n. m. XXe siècle. Dérivé de la Gravette, hameau de Dordogne, où l’on a trouvé de nombreux outils de cette période.

PRÉHIST. Période du Paléolithique comprise entre l’Aurignacien et le Solutréen, au cours de laquelle s’est développée une culture caractérisée par un outillage de fines pointes de silex et par ses représentations de femmes connues sous le nom de « Vénus ». La « Vénus de Lespugue », sculptée dans l’ivoire de mammouth date du gravettien. Adjt. Une industrie gravettienne.

 

*’HASSIUM (um se prononce ome) n. m. XXe siècle. Dérivé de Hassia, nom de la région allemande de la Hesse, en latin médiéval.

CHIM. Élément métallique radioactif artificiel (symb. Hs ; n° at. 108). L’isotope le plus stable connu du hassium a une période de vie de trente secondes.

 

*HEPTATHLON n. m. XXe siècle. Composé, sur le modèle de pentathlon, de hept(a)- et de l’élément suffixal -athlon, tiré du grec athlon, « récompense, prix d’un combat, lutte ».

SPORTS. Compétition féminine d’athlétisme comportant sept épreuves. Le saut en hauteur, le lancer de javelot et la course de huit cents mètres comptent parmi les épreuves de l’heptathlon. Par ext. Compétition masculine qui comprend sept épreuves et se déroule en salle.

 

*HEPTATHLONIEN, -IENNE n. XXe siècle. Dérivé d’heptathlon.

SPORTS. Athlète qui dispute les épreuves de l’heptathlon.

 

*HEXANE n. m. XIXe siècle. Composé à l’aide d’hex(a)- et de -ane, élément indicatif des hydrocarbures.

CHIM. Hydrocarbure saturé de formule C6H14. L’hexane est un solvant très toxique utilisé en chimie organique.

 

*HYDROXYLE n. m. XIXe siècle. Composé à l’aide d’hydr(o), d’-oxy- et de -yle, tiré du grec hulê, « bois », puis « matière ».

CHIM. Radical monovalent formé d’un atome d’oxygène et d’un atome d’hydrogène. Les hydroxyles sont caractéristiques des alcools et des phénols. En apposition. Groupe hydroxyle.

 

*INDIUM (um se prononce ome) n. m. XXe siècle. Dérivé d’indigo, parce qu’une raie du spectre de ce métal est de cette couleur.

CHIM. Métal blanc argenté, mou et ductile (symb. In ; n° at. 49 ; m. at. 114,818). L’indium est utilisé dans la couche conductrice des écrans tactiles.

 

*IN MEMORIAM (n se fait entendre ; e se prononce é ; le m final se fait entendre) loc. adv. XXe siècle. Locution latine, signifiant « à la mémoire (de) ».

S’emploie pour évoquer la mémoire d’un mort. En souvenir. Pour les victimes de l’attentat, in memoriam. Sur certaines stèles funéraires, l’inscription « in memoriam » figure au-dessus du nom des défunts. Adjt. Une messe in memoriam.

 

*INSOLER v. tr. XVIIe siècle. Emprunté du latin insolare, « exposer au soleil ».

TECHN. Exposer à une source lumineuse. Insoler une couche de gélatine lors d’une phototypie.

 

*INTERNAUTE n. XXe siècle. Dérivé d’internet, sur le modèle d’astronaute.

Celui, celle qui utilise l’internet, navigue sur la Toile. Publier les réactions des internautes.

 

*KOSOVAR, -ARE (s se prononce ss) adj. XXe siècle. Dérivé de Kosovo, nom géographique.

Relatif au Kosovo, à ses habitants. Subst. Un Kosovar, une Kosovare. (On trouve aussi, moins souvent, Kossovien, -ienne).

 

*LANCE-HARPON n. m. (pl. Lance-harpons). XXe siècle. Composé de lance, forme conjuguée de lancer, et de harpon.

PÊCHE. Instrument qui permet de projeter un harpon vers une cible, à une grande distance. Surtout en apposition. Fusil lance-harpon. Les canons lance-harpons furent inventés à la fin du XIXe siècle pour la chasse aux grands cétacés.

 

*MARGINALITÉ n. f. XXe siècle. Dérivé de marginal.

Situation d’une personne, d’un groupe de personnes se trouvant à l’écart de la société par nécessité ou par choix. Vivre dans la marginalité, sortir de la marginalité.

 

*MEITNERIUM (se prononce maille-tnériome) n. m. XXe siècle. Dérivé du nom de la physicienne autrichienne Lise Meitner (1878-1968).

CHIM. Élément métallique radioactif créé artificiellement (symb. Mt ; n° at. 109).

 

*MÉLATONINE n. f. XXe siècle. Composé à l’aide de méla-, tiré du grec melas, melanos, « noir », et de -tonine, tiré de tonique.

PHYSIOL. Hormone produite par l’épiphyse et qui permet en particulier à l’organisme de se synchroniser sur un rythme circadien. La prise de mélatonine de synthèse lors d’un voyage peut limiter les désagréments causés par le décalage horaire.

 

*MÉMORIEL, -IELLE adj. XXe siècle. Dérivé de mémoire I.

Relatif à la mémoire, au passé d’un pays, d’un peuple, d’un groupe social. Beaucoup d’historiens contestent le principe des lois mémorielles.

 

*MÉTHYLATION n. f. XXe siècle. Dérivé de méthyle.

BIOCHIMIE. Ajout d’un méthyle à une molécule. La méthylation d’un acide aminé, de la morphine.

 

*MULTIRÉCIDIVISTE n. XXe siècle. Composé de multi- et de récidiviste.

DROIT. Délinquant déjà condamné une première fois pour récidive et qui commet une ou plusieurs nouvelles infractions de même nature. Le tribunal a prononcé une lourde peine à l’encontre de ce multirécidiviste. Adjt. Un voleur multirécidiviste.

 

*NANOTECHNOLOGIE (ch se prononce k) n. f. XXe siècle. Emprunté de l’anglais nanotechnology, de même sens, lui-même composé de nano-, « nano- », et technology, « technologie ».

Le plus souvent au pluriel. Technique relative à la création et à la production à l’échelle du nanomètre d’objets ou de matériaux. Les nanotechnologies permettent de fabriquer des tubes en carbone extrêmement fins et résistants.

 

*NEUTROPHILE adj. XXe siècle. Composé à l’aide de neutre et de -phile, tiré du grec philos, « ami ».

1. ÉCOLOGIE. Se dit d’une espèce végétale qui se développe sur un sol au pH proche de 7. La parisette est une plante neutrophile.
Par ext. Qui vit sur un substrat, dans un environnement neutre. Une bactérie, un champignon neutrophiles.

2. HISTOL. Leucocyte neutrophile, globule blanc polynucléaire dont les granulations cytoplasmiques fixent peu les colorants acides et basiques.

 

*NUMINEUX n. m. XXe siècle. Traduction de l’allemand (das) Numinose, « (le) sacré », mot créé par le philosophe et historien des religions Rudolf Otto (1869-1937), lui-même tiré du latin numen, « puissance agissante de la divinité ».

DIDACT. Le sacré en tant qu’expérience sensible insaisissable par des moyens rationnels. Le numineux suscite à la fois terreur et fascination. Adjt. Une vision numineuse.

 

*OCYTOCINE n. f. XXe siècle. Emprunté du grec ôkutokos, « qui facilite l’accouchement », lui-même composé de ôkus, « prompt, rapide », et tokos, « accouchement ».

PHYSIOL. Hormone produite par l’hypothalamus, qui provoque les contractions utérines lors de la parturition, stimule la lactation et intervient dans le comportement reproducteur, social.

 

*PENTATHLONIEN, -IENNE (pen se prononce pin) n. XXe siècle. Dérivé de pentathlon.

SPORTS. Athlète qui dispute les épreuves du pentathlon.