André ROUSSIN Élu en 1973 au fauteuil 7

N°646
Officier de la Légion d’honneur
Commandeur de l’ordre national du Mérite
Commandeur des Arts et des Lettres
Auteur dramatique
André Roussin

Biographie

Né à Marseille, le 22 janvier 1911.

Appartenant à une famille de magistrats et d’industriels marseillais, André Roussin fut dirigé normalement vers les carrières que l’on pratiquait autour de lui et après une année de droit et de licence ès-lettres, il ne poursuivit pas ses études.

Il fut deux ans journaliste au Petit Marseillais, puis entra dans la Compagnie du Rideau Gris, fondée à Marseille par Louis Ducreux alors âgé de vingt ans.

Cette Compagnie qui fut la première des jeunes compagnies de décentralisation qui existaient alors en France en grand nombre, était un groupe de jeunes gens passionnés de théâtre qui décidaient d’apporter en province le même esprit artistique que celui de Jouvet, Pitoëff, Dullin et Baty.

Pendant douze ans, André Roussin codirigea cette compagnie avec Louis Ducreux, tenant les principaux rôles dans les cinquante spectacles montés au cours de cette période.

Lors de l’exposition de 1937, André Roussin joua à Paris dans la Compagnie du Rideau Gris La duchesse d’Amalfi de Webster.

Peu après il fut engagé par la Compagnie des Quatre Saisons dirigée par André Barsacq et participa pendant quatre mois aux représentations de cette troupe sur la scène du Barbizon Plazza à New York.

Après l’armistice de 1940, habitant la zone libre française, André Roussin reprit à Marseille avec Louis Ducreux, la direction de leur ancienne compagnie, et monta sa première pièce avec Micheline Presle : Am Stram Gram, qui fut jouée à Cannes, Marseille et dans le midi de la France, ainsi qu’à Lyon et en Suisse, avant de voir le jour en 1944 à Paris. Il en fut de même pour la seconde comédie Une grande fille toute simple créée à Cannes par la Compagnie Claude Dauphin en 1942 et à Paris en 1945.

En juin 1943, le Théâtre du Rideau Gris vint donner à Paris La Part du feu de Louis Ducreux. Dans cette pièce, André Roussin tenait le rôle principal, qui lui valut une révélation d’acteur auprès du public parisien. Il fit alors représenter Am Stram Gram, sa première comédie.

Dès la Libération, le Théâtre du Vieux Colombier créait Jean-Baptiste le mal aimé, puis le Théâtre Saint-Georges La Sainte Famille, en 1946.

Enfin en 1947 éclata le succès de La petite hutte qui fut représentée 1 500 fois au théâtre des Nouveautés, traduite dans toutes les langues et jouée dans le monde entier.

Pendant le temps des représentations de La Petite hutte, trois autres pièces d’André Roussin furent créées à Paris : Les œufs de l’Autruche à la Michodière avec Pierre Fresnay ; Nina aux Bouffes Parisiens avec Elvire Popesco ; Bobosse à la Michodière avec François Périer.

Depuis André Roussin n’a cessé de faire représenter régulièrement des pièces, dont il assure souvent la mise en scène, jusqu’à la dernière La Claque créée en octobre 1972 au théâtre de la Michodière.

Entre temps il a publié deux recueils de souvenirs et de réflexions sur le théâtre Patience et Impatiences et Un contentement raisonnable et en 1974 La Boîte à couleurs.

Il a fait également des conférences sur le théâtre, aux Annales, et depuis dans les plus grandes sociétés de conférences.

Élu à l’Académie française, le 12 avril 1973 au fauteuil de Pierre-Henri Simon, il est reçu le 2 mai 1974 par Jean-Jacques Gautier.

Mort le 3 novembre 1987.

Signature de André Roussin

Œuvres

1933 Patiences et impatiences (La Palatine)

1944 Am Stram Gram, L’Athénée.

1945 Jean Baptiste le mal aimé, Le Vieux Colombier

1945 La Sainte Famille, Saint-Georges

1945 Une grande fille toute simple, Les Ambassadeurs

1947 La petite hutte, Les Nouveauthés.

1948 Les Œufs de l’Autruche, La Michodière

1949 Nina

1949 Nina, Les Bouffes parisiens

1950 Bobosse, La Michodière

1951 La main de César, Le Paris

1951 Lorsque l’Enfant paraît, Les Nouveautés

1952 Hélène ou la joie de vivre, La Madeleine

1953 Patience et impatiences

1954 Le Mari, la Femme et la Mort, Les Ambassadeurs

1955 L’Amour fou ou la première surprise, La Madeleine

1957 La Mamma, La Madeleine (Calmann-Lévy)

1960 Les Glorieuses et une femme qui dit la vérité, La Madeleine

1962 La Coquine

1962 La Coquine, Le Palais-Royal (Calmann-Lévy)

1963 Un amour qui ne finit pas, La Madeleine

1963 La Voyante

1965 Un contentement raisonnable (Grasset)

1966 La Locomotive, Marigny (Calmann-Lévy)

1969 On ne sait jamais, La Michodière (Calmann-Lévy)

1972 La Claque, La Michodière

1974 La boîte à couleurs (Albin Michel)

1982 La vie est trop courte

1982 Le rideau rouge, portraits et souvenirs (Albin Michel)

1983 Rideau gris et habit vert (Albin Michel)

1987 Treize comédies en un acte

1987 La petite chatte est morte.

1987 Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs (Albin Michel)

Mot attribué lors de l’installation

Dessin :

n. m. XVe siècle, dessein, desseing, Déverbal de dessigner, forme ancienne de dessiner (voir ce mot), usuelle du XVIe au XVIIIe siècle, sous l'influence de l'italien disegno.
☆1. Représentation d'un être ou d'un objet, réel ou imaginaire, réalisée sur une surface au moyen d'un crayon, d'une plume, d'un pinceau, etc. Dessin aux deux crayons, aux trois crayons, voir Crayon. Dessin figuratif, non figuratif. Le dessin d'un paysage, d'une fleur, d'un animal. Les dessins des grottes de Lascaux. Les hiéroglyphes sont des dessins stylisés. Un dessin de Raphaël. Des dessins de Callot, d'Ingres, de Gauguin, de Picasso. Des dessins humoristiques, satiriques. Dessin publicitaire. Dessin au trait, au lavis. Dessin à main levée. Dessin d'après nature. Les proportions, la qualité, le rendu d'un dessin. Des dessins d'enfants. Par méton. Façon de dessiner ; style d'un dessin. Le dessin de David. Un dessin d'une extrême habileté. cinéma. Dessin animé, film reproduisant une suite de dessins qui, grâce à des modifications successives, donnent, lors de la projection, l'illusion du mouvement et d'une action continue. Un dessin animé inspiré d'un conte de fées.
☆2. Art, technique du dessin. Apprendre le dessin. Classe de dessin. Cahier à dessin. Papier à dessin. Carton, planche à dessin. Atelier de dessin. Professeur de dessin.
☆3. Les éléments linéaires, par opposition aux couleurs, aux valeurs. Il a jeté sur la toile le dessin de son tableau. Négliger le dessin au profit de la couleur. Par ext. Ligne qui délimite une forme, un contour. Accentuer le dessin d'un visage, en souligner les contours. Par anal. Un profil d'un dessin très pur. Un menton au dessin volontaire.
☆4. Représentation graphique décorant des objets divers. Le dessin d'une broderie, d'un papier peint, d'un carreau de faïence. Cette étoffe est d'un joli dessin. Les dessins abstraits d'un tapis persan. Un vase grec orné de dessins.
☆5. Représentation exacte et précise d'une figure ou d'un objet pour les besoins de la science ou de l'industrie. Le dessin d'un jardin, d'un quartier, d'une ville nouvelle. Un carnet de dessins d'architecture. Le dessin d'une machine, d'un avion. L'échelle d'un dessin. Dessin géométrique. Dessin coté. Dessin aux instruments. Enseigner le dessin industriel. Dessin explicatif. Expr. fig. et fam. Il est inutile de vous faire un dessin.
☆6. Fig. Dans une œuvre musicale, littéraire. Disposition des parties ; plan. Le dessin d'une symphonie.