Maurizio SERRA Élu en 2020 au fauteuil 13

N°734
Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne
Officier des Arts et des Lettres
Diplomate
Écrivain

Biographie

Maurizio Enrico Serra (nom de plume, Maurizio Serra), ambassadeur d’Italie, est né le 3 juin 1955 à Londres. Il est issu d’une famille de propriétaires terriens, de militaires et d’universitaires d’Émilie et de Vénétie. Après plusieurs années passées en Angleterre, ses parents s’installèrent quelque temps en France. Il y commença sa scolarité, et, au retour de la famille en Italie, la poursuivit au lycée Chateaubriand de Rome. Il est diplômé summa cum laude de l’université « La Sapienza », en 1977, avec une thèse de maîtrise sur la politique culturelle du régime de Vichy, qui deviendra, trois ans plus tard, son premier livre, Una cultura dell’autorità, préfacé par l’historien Renzo De Felice.

En 1978, après avoir effectué son service militaire dans le génie-pontonniers, il entre dans la carrière diplomatique qui le conduit à Berlin-Ouest, à Moscou, puis, de 1991 à 1997, à Londres en tant que premier conseiller d’ambassade et directeur adjoint pour l’Italie de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), sous la direction notamment de Jacques de Larosière, avec lequel il collabore étroitement. Revenu à Rome, il est nommé ministre plénipotentiaire et directeur de l’Institut diplomatique du ministère ; il entreprend également une activité d’enseignement des relations internationales à l’université LUISS de Rome et à l’I.M.T. School for Advanced Studies de Lucques. Et, depuis 2008, il est correspondant à l’Académie des sciences morales et politiques.

De 2010 à 2013, il est ambassadeur, délégué permanent d’Italie auprès de l’UNESCO à Paris, et successivement, de 2013 à 2018, il assure les mêmes fonctions auprès de l’ONU et des autres organisations internationales à Genève. Il est actuellement chargé de mission pour le développement de la politique culturelle de l’Italie à l’étranger.

Maurizio Serra a mené en même temps une intense activité d’essayiste, de biographe et de conférencier, en italien, en français et accessoirement en anglais et en allemand, et ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues.

Il a édité et préfacé plusieurs ouvrages historiques, dont la nouvelle édition d’Au Palais Farnèse. Souvenirs d’une ambassade à Rome, 1938-1940, d’André François-Poncet.

Il obtient en 2000, avec François Fejtö, le prix des Ambassadeurs pour Le Passager du siècle. En 2008, l’Académie française lui décerne son Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises pour Les Frères séparés : Drieu la Rochelle, Aragon, Malraux face à l’histoire.

Il reçoit en 2011 le prix Casanova et le Goncourt de la biographie pour Malaparte, vies et légendes, puis, en 2018, le prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour l’ensemble de son œuvre. Son ouvrage biographique D’Annunzio le Magnifique est salué en 2018 par le prix Chateaubriand, puis en 2019 par le prix de l’Académie des littératures 1900-1950.

Ses ouvrages furent également récompensés en Italie : Fratelli separati: Drieu la Rochelle, Aragon, Malraux (Premio Acqui Storia,2008) et Malaparte, vite e leggende (Premio Acqui Storia, 2013).

En 2020, le prix international Viareggio-Versilia, qui avait précédemment honoré dans le domaine français Aimé Césaire, Edgar Morin, Jean Daniel et le cardinal Roger Etchegaray, lui est décerné, saluant l’ensemble de son œuvre.

Il a été élu à l’Académie française, le 9 janvier 2020, au fauteuil de Simone Veil (13e fauteuil).

Œuvres

1999 Le Passager du siècle. Guerres. Révolutions. Europes, volume d’entretiens avec François Fejtö (Hachette)

2009 Les Frères séparés : Drieu la Rochelle, Aragon et Malraux face à l’Histoire (La Table Ronde)

2009 Marinetti et la révolution futuriste (L'Herne)

2011 Malaparte, vies et légendes (Grasset)

2013 Italo Svevo ou l’antivie (Grasset)

2015 Une génération perdue. Les Poètes-guerriers dans l’Europe des années 1930 (Seuil)

2018 D’Annunzio le Magnifique (Grasset)

2020 Amours diplomatiques (Grasset)

Mot attribué lors de l’installation

Visiteur, -euse :

n. {xiiie siècle, au sens d’« inspecteur » ; xviiie siècle, au sens de « celui qui fait des visites, qui rend des visites ». Dérivé de visiter.}


1. Celui, celle qui rend visite à quelqu’un. Des visiteurs de marque. Nos visiteurs resteront quelques jours auprès de nous. Le directeur a raccompagné son visiteur. Une pièce où attendent les visiteurs. Loc. Visiteur des malades ou visiteur d’hôpital. Visiteur médical, représentant des laboratoires pharmaceutiques auprès des médecins (on dit aussi Délégué médical).


Spécialt. sports. Au pluriel. Se dit des joueurs d’une équipe qui se déplacent pour rencontrer ceux qui jouent à domicile. Le vestiaire des visiteurs. Adjt. L’équipe visiteuse.


Titre célèbre : Les Visiteurs du soir, film de Marcel Carné (1942).


2. Personne qui visite un lieu. Les visiteurs d’un monument historique, d’un musée. Une foule de visiteurs se pressait à l’entrée du parc. Ce pays attend un afflux de visiteurs. Un guide traduit pour les visiteurs étrangers.


Par anal. Le nombre des visiteurs de ce site internet est en constante augmentation.


3. relig. cathol. Visiteur apostolique, délégué du Saint-Siège envoyé en un lieu donné pour enquêter sur une question.


4. techn. Personne chargée de l’inspection, du contrôle des pièces produites. Une visiteuse en horlogerie, en teinturerie.