Dire, ne pas dire

Moi je, nous on

Le 02 juin 2016

Emplois fautifs

Faire précéder le pronom atone je du pronom tonique de même personne moi peut être un effet de style qui permet de mettre en valeur le sujet et de souligner une opposition avec les autres personnes en présence. Victor Hugo use ainsi de ce procédé dans La Légende des siècles :

Vous êtes les lions, moi je suis Dieu. Crinières,

Ne vous hérissez pas, je vous tiens prisonnières.

Mais il convient de ne pas faire de ce procédé un tic de langage, qui ne viserait qu’à donner maladroitement un peu plus de force à un propos ; cela vaut bien sûr également pour toi tu, lui il, et plus encore pour nous on, qui mêle deux pronoms dont l’un commande le pluriel et l’autre le singulier.

on dit

on ne dit pas

Je suis d’accord avec vous

Nous sommes venus à pied

Moi, je suis d’accord avec vous

Nous on est venus à pied