Simone VEIL Élue en 2008 au fauteuil 13

N°718
Grand-croix de la Légion d’honneur
Chevalier de l’ordre national du Mérite
Officier de l’ordre de l’Empire britannique (O.B.E.)
Femme politique
Simone Veil en habit d'académicien-©Luc Castel 2010

Biographie

Née le 13 juillet 1927 à Nice (Alpes-Maritimes).

Études au lycée de Nice, faculté de droit de Paris. Licenciée en droit, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris.

Attachée titulaire au ministère de la Justice (1957-1959), substitut détaché au ministère de la Justice (1959-1970), conseiller technique au cabinet de René Pleven (garde des Sceaux) (1968-1969), secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature (C.S.M.) (1970), administrateur de l’O.R.T.F. (1972), ministre de la Santé (1974-1976), président du Conseil de l’information sur l’énergie électronucléaire (1977), ministre de la Santé, chargé de la Sécurité sociale (1976-1979), parlementaire européen (1979-1993) (liste Le Centre pour l’Europe), président du Parlement européen (1979-1982), président de la commission juridique (1982-1984) puis du groupe libéral, démocratique et réformateur (1984-1989) du Parlement européen, admise à faire valoir ses droits à la retraite en tant que magistrat (1985), président du comité français pour l’Année européenne de l’environnement (1987), du comité européen pour l’Année européenne du cinéma et de la télévision (1988), ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville (1993-1995), président du Haut conseil à l’intégration (1997-98), membre du Conseil constitutionnel (1998-2007), président du comité directeur du Fonds au profit des victimes relevant de la Cour pénale internationale (2003-2009).

Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (2000-2007).

Médailles de l’éducation surveillée et de l’administration pénitentiaire.

Docteur honoris causa de diverses universités, dont Princetown (1975), l’Institut Weizmann (1976), l’université de Cambridge (1980), l’université de Georgetown (1981), l’université libre de Bruxelles (1984), les universités de Yale (États-Unis, 1980), de Glasgow (Grande-Bretagne, 1995), de Pennsylvanie (États-Unis, 1997), l’université de Montréal (Canada, 2007), l’université de Netanya (Israël, 2008), l’université de Bologne (Italie, 2009), l’université Ben Gourion (Israël, 2010), l’université de Tel Aviv (Israël, 2011), l’université de Meiji (Japon, 2011).

Prix Athènes de la Fondation Onassis (1980), prix Charlemagne (1981), prix de la Fondation Éléonore et Franklin Roosevelt (1984), prix Truman pour la paix (Jérusalem, 1991), médaille d’or du B’Nai Brith (Washington, 1993), médaille d’or de l’association Stresemann (Mayence, 1993), médaille d’or de la santé pour tous de l’Organisation mondiale de la santé (1997), prix Prince des Asturies et prix Grand Siècle Laurent-Perrier (2005), prix Scopus (Paris, 2007), prix Charles V (Espagne, 2008), prix franco-allemand du journalisme (Paris, 2009), prix Heinrich-Heine (Düsseldorf, 2010), prix européen des droits civiques des Sinti et Roma (Berlin, 2010), prix Schiller (Stuttgart, 2011), médaille Ambroise Paré (Paris, 2012), médaille d’honneur de la Santé et des Affaires sociales (Paris, 2012).

Élue à l’Académie française, le 20 novembre 2008, au fauteuil de Pierre Messmer (13e fauteuil).

Œuvres

1968 L’Adoption, données médicales, psychologiques et sociales - en collaboration (Éditions sociales françaises)

2004 Les Hommes aussi s’en souviennent (Stock)

2007 Une vie (Stock)

Discours et travaux académiques

Mot attribué lors de l’installation

Rétrospective