René de OBALDIA Élu en 1999 au fauteuil 22

N°698
Officier de la Légion d’honneur
Officier de l’ordre national du Mérite
Commandeur des Arts et des Lettres
Commandeur de l’ordre du Mérite culturel (Monaco)
Commandeur de l’ordre de Balboa (Panama)
Grand-croix Manuel Amador Guerrero (Panama)
Auteur dramatique
Poète
René de Obaldia en habit d'académicien-©Brigtte Eymann 2008

Biographie

Né le 22 octobre 1918 à Hong-Kong d'un père panaméen (José Clemente de Obaldia), alors consul du Panama dans cette ancienne colonie britannique, et d'une mère française (Madeleine Peuvrel).

Élevé en France dès son plus jeune âge. Études au lycée Condorcet. Mobilisé en 1940, quand survient la Seconde Guerre mondiale. Fait prisonnier, il est envoyé dans un camp, le Stalag VIII C en Pologne (Silésie). Rapatrié comme grand malade au Val-de-Grâce en 1944.

Il collaborera à de nombreuses revues littéraires avant de publier, en 1952, Les Richesses naturelles, suite de "récits éclairs" dont la singularité attire sur lui l'attention de la critique.

Secrétaire général au Centre culturel international de Royaumont de 1952 à 1954. Puis, après un court passage comme directeur littéraire aux Éditions Pierre Horay, Obaldia publie son premier roman Tamerlan des cœurs (1956) avec une introduction de Jean Cassou (à la réédition dans le Livre de poche 10-18 – Édition Christian Bourgois – Maurice Nadeau en écrira la postface). Suivront deux récits : Fugue à Waterloo et La Passion d’Émile (1956, Grand prix de l’Humour noir) et un second roman, Le Centenaire, « épopée de la mémoire » (1960, prix Combat).

C’est peu après que commence sa carrière dramatique grâce à Jean Vilar, qui donne au T.N.P. Génousie, « comédie onirique ». Beaucoup d’autres pièces parmi lesquelles Sept Impromptus à loisir, Le Général inconnu, Monsieur Klebs et Rozalie, Du vent dans les branches de sassafras (où Michel Simon fit une rentrée fracassante), La Baby-sitter, Les Bons Bourgeois, assureront à Obaldia une audience internationale.

De nombreux prix ont couronné la carrière de René de Obaldia. Parmi ceux-ci : prix de la Critique dramatique pour Génousie (1960), Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros, Éditions Ades – Textes dits par Madeleine Renaud et Michel Bouquet (1978), Grand prix du théâtre de l’Académie française (1985), Grand prix de la poésie de la SACEM pour Les Innocentines (1988), Grand prix de la Société des auteurs dramatiques (1989), Grand prix de la littérature décerné par la Ville de Paris (1991), prix du Pen Club français (1992), Molière d’honneur et Molière du meilleur auteur (1993), prix Marcel Proust et prix Novembre pour son livre de mémoires : Exobiographie (1993), prix de la langue de France (1996).

Médaille éditée par la Monnaie de Paris à son effigie (1997).

Élu à l'Académie française le 24 juin 1999, au fauteuil de Julien Green (22e fauteuil).

Œuvres radiophoniques :

1962      Le Damné (Prix Italia)

1964      Les Larmes de l'aveugle

1967      Urbi et Orbi

1971      Le Banquet des méduses

1977      Grasse matinée

1980      L'Obscur Procès de monsieur Ménard

Toute l'œuvre théâtrale (huit tomes), romanesque et poétique est publiée aux éditions Grasset. La Jument du capitaine est publiée aux Éditions Cherche-Midi.

Les Éditions Jean-Michel Place ont publié L'Encyclobaldia, « Petite Encyclopédie portative du théâtre de René de Obaldia », par Gérard-Denis Farcy.

Œuvres

Toute l'œuvre théâtrale (huit tomes), romanesque et poétique est publié aux Éditions Grasset.

Les Éditions Jean-Michel Place ont publié L'Encyclobaldia, « Petite Encyclopédie portative du théâtre de René de Obaldia », par Gérard-Denis Farcy.

1949 Midi - poème

1952 Les Richesses naturelles - récits-éclairs (Grasset)

1955 Tamerlan des cœurs - roman (Grasset)

1956 Fugue à Waterloo - récit (Grasset)

1956 Le Graf Zeppelin ou La passion d’Émile - récit

1959 Le Centenaire - roman (Grasset)

1960 Génousie - T.N.P. (Grasset)

1961 Impromptus à loisir - Théâtre de Poche Montparnasse (Grasset)

1962 Le Damné - Prix Italia (Grasset)

1963 Le Satyre de la Villette - Théâtre de l’Atelier (Grasset)

1964 Le Général inconnu - Théâtre de Lutèce (Grasset)

1964 Les larmes de l’aveugle (Grasset)

1965 Du vent dans les branches de sassafras - Théâtre Gramont (Grasset)

1965 Le Cosmonaute agricole - Biennale de Paris (Grasset)

1966 L’Air du large - Studio des Champs-Élysées (Grasset)

1966 Obaldia, «Humour secret » - choix de textes. Préface de Jean-Louis Bory

1967 Urbi et orbi

1968 La Rue Obaldia - Théâtre de la Gaîté Montparnasse

1968 … Et la fin était le bang (Théâtre des Célestins à Lyon)

1969 Les Innocentines - poèmes pour enfants et quelques adultes (Grasset)

1971 Deux femmes pour un fantôme - théâtre de l’Œuvre (Grasset)

1971 La Baby-sitter - Théâtre de l’Œuvre (Grasset)

1971 Le Banquet des méduses (Grasset)

1972 Petite suite poétique résolument optimiste - Comédie-Française

1973 Underground établissement : Le Damné et Classe Terminale - Théâtre Saint-Roch, Chapelle du Calvaire

1975 Monsieur Klebs et Rosalie - Théâtre de l’Œuvre (Grasset)

1977 Grasse Matinée (Grasset)

1977 Spectacle Obaldia : Le Grand Vizir et Le Cosmonaute agricole - Théâtre du Marais

1979 Le Banquet des méduses - Théâtre Montansier, Versailles

1980 L’obscur procès de Monsieur Ménard

1980 Soirée René de Obaldia - Centre Georges Pompidou

1980 Les Bons Bourgeois - Théâtre Hébertot (Grasset)

1981 Visages d’Obaldia - T.F.1

1984 La Jument du capitaine (Le Cherche Midi)

1986 Endives et miséricorde - Théâtre Mouffetard

1991 Grasse Matinée - Théâtre du Marais

1991 Les Larmes de l’aveugle, Richesses naturelles - Théâtre Espace Acteur

1993 Monsieur Klebs et Rosalie

1993 Exobiographie - mémoires (Grasset)

1993 Exobiographie (mémoires)

1993 Les Innocentines - Théâtre 14 (Grasset)

1996 Soirée Obaldia - Théâtre Molière

1996 Sur le ventre des veuves - recueil de poèmes

1999 Obaldiableries : Rappening, Pour ses beaux yeux, Entre chienne et loup - Théâtre 14

2001 Théâtre complet - Réunion en un seul volume des pièces précitées (Grasset)

2004 La jument du capitaine

2006 Fantasmes de Demoiselles (Grasset)

2009 Merci d’être avec nous (nouveaux impromptus)

2011 Fantasmes des demoiselles - Théâtre 14

2011 Festival René de Obaldia - Théâtre du Ranelagh

Discours et travaux académiques

Mot attribué lors de l’installation

Mobile :

adj. et n. m. XIVe siècle. Emprunté du latin mobilis, de même sens.


★I. Adj.
1. Qui peut se mouvoir, se déplacer, ou être mû, déplacé. La mâchoire inférieure de l'homme est mobile. Une pièce mécanique mobile autour de son axe. L'aiguille aimantée de la boussole est mobile sur son pivot. La culasse mobile d'un fusil. Châssis mobile, par opposition à Châssis dormant (voir Châssis). Reliure, cahier à feuillets mobiles. Pont mobile, pont-levis ou pont tournant. Typogr. Anciennt. Caractères mobiles, caractères fondus séparément que l'on assemble pour la composition. Subst., au masculin. Composition en caractères mobiles. Un exemplaire tiré sur le mobile. • Par ext. Qui varie. Litur. chrétienne. Fête mobile, dont la date varie en fonction de celle de Pâques. - Écon. Échelle mobile, voir Échelle.
2. En parlant d'un groupe humain. Qui se déplace ou qu'on transporte d'un endroit à un autre, qui n'est pas attaché à un lieu fixe. Une main-d'œuvre mobile. Milit. Troupes mobiles (anciennt.), par opposition aux troupes sédentaires, affectées à la garde d'une place ou d'une frontière. Colonne mobile, corps de troupes destiné à parcourir un pays pour y maintenir l'ordre ou le débarrasser de toute présence ennemie. Garde mobile, voir Garde. Gendarmerie mobile, mise à la disposition du gouvernement pour le maintien de l'ordre public. Un escadron de gendarmes mobiles ou, ellipt. et fam., de mobiles.
3. Par ext. Qui est toujours en mouvement et présente un aspect changeant. La surface mobile des eaux. Physionomie mobile, traits mobiles. Un visage mobile, qui change rapidement d'expression. • Fig. Esprit mobile, prompt et agile. Caractère mobile, qui, sous l'influence d'impressions diverses, passe rapidement d'un état à un autre.


★II. N. m.
1. Mécan. Tout corps en mouvement. La vitesse, la direction, la trajectoire d'un mobile. La force d'impulsion d'un mobile. Soit un mobile m soumis à une force f...
2. Spécialt. Astron. ancienne. Premier mobile, la première et la plus haute des sphères célestes, qui enveloppe toutes les autres et leur communique le mouvement. - Techn. Se dit des roues, ou de toute autre pièce qui, dans un mouvement d'horlogerie, tourne autour de son pivot. Premier mobile, pièce qui a le mouvement le plus lent, par opposition à Dernier mobile, qui a le mouvement le plus rapide. - Bx-arts. Œuvre de sculpture constituée d'éléments dont l'agencement, aux limites de l'équilibre, se modifie sous l'effet de l'air ou par l'action d'un moteur. Les mobiles de Calder, de Tinguely.
3. Fig. Ce qui pousse à agir, ce qui excite ou détermine à telle ou telle action. Le mobile d'un crime. L'appât du gain est son unique mobile. Il a agi sans mobile apparent.