Philippe BEAUSSANT Élu en 2007 au fauteuil 36

N°712
Chevalier de la Légion d’honneur
Chevalier de l’ordre national du Mérite
Officier des Arts et des Lettres
Homme de lettres
Philippe Beaussant en habit d'académicien-©Brigitte Eymann 2008

Biographie

Né à Caudéran (Gironde), le 6 mai 1930.

Études : Institut Fénelon à Grasse, Collège de Rumilly, Cours Richelieu à Paris, Lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine, Université de la Sorbonne à Paris. Master of Arts, Licence de lettres.

Professeur de lettres classiques (1954), Lecteur en littérature française à la Flinders University (Australie) (1965), président de l’Alliance française d’Australie du Sud, créateur de la Maison de France d’Adélaïde, chef du département Education à Sodeteg (1974), producteur à Radio France (depuis 1974), directeur fondateur de l’Institut de musique et danse anciennes (IMDA) (1977), dirige les premiers centres de formation pour la musique ancienne et la pratique des instruments anciens, créateur et conseiller artistique du Centre de musique baroque de Versailles (1988-95), metteur en scène en France et à l’étranger, notamment des leçons de Ténèbres de François Couperin, directeur du théâtre baroque de France (1994-97), conseiller artistique du Printemps des arts de Nantes (depuis 2003) et président de plusieurs formations et orchestres spécialisés en musique ancienne en France et à l’étranger (la Chapelle Royale, Arpeggiata, la Fenice, Clematis, il Seminario musicale...).

Prix de la langue française pour l’ensemble de son œuvre en 2001. Prix Prince Pierre de Monaco 2004.

Élu à l’Académie française, le 15 novembre 2007, au fauteuil de Jean François Deniau (36e fauteuil).

Décédé le 8 mai 2016 à Paris.

Œuvres

1962 Le Jeu de la pierre et de la foi (Gallimard)

1978 Le Biographe (Gallimard)

1979 L’Archéologue - prix de l’Académie française 1979 (Gallimard)

1980 Dardanus de Rameau

1981 François Couperin

1982 François Couperin - prix de l’Académie française 1983 (Fayard)

1982 Versailles, opéra - prix de l’Académie des beaux-arts (Gallimard)

1983 Rameau de A à Z (Fayard)

1988 Vous avez dit baroque ? (Actes Sud)

1989 La Belle au bois (Gallimard)

1991 Vous avez dit classique ? (Actes Sud)

1992 Lully ou le musicien du soleil - Prix de la critique, prix d’histoire de l’Académie française et prix Goncourt de la biographie 1993 (Gallimard)

1993 Héloïse - Grand Prix du roman de l’Académie française (Gallimard)

1996 Les Plaisirs de Versailles (Fayard)

1999 Stradella (Gallimard)

1999 Louis XIV artiste (Payot)

1999 Mangez Baroque et restez mince (Actes Sud)

2000 Le Roi-Soleil se lève aussi (Gallimard)

2002 Le Chant d’Orphée selon Monteverdi (Fayard)

2003 Préludes, fougasses et variations (Actes Sud)

2003 Le rendez-vous de Venise - Prix de la ville de Nantes (Fayard)

2003 Monteverdi (Fayard)

2005 La malscène (Fayard)

2006 Passages, de la Renaissance au baroque - prix Montaigne 2008 (Fayard)

2008 Où en étais-je ? (Fayard)

2009 Titien, Le chant du cygne (Fayard)

2009 Versailles. La vie dans le Grand Parc au temps de Louis XIV (Grand Parc de Versailles)

2010 Le Ballet des singes et des autruches (Gallimard)

2010 L’Opéra royal de Versailles (Éditions Xavier Barral)

2011 Venise, Vivaldi, Versailles - L’art vénitien à Versailles (Participation)

2011 Georges de La Tour. Le Vielleur au chien

2012 Autour de Montaigne - Je n’aime pas choisir (Participation)

2014 Christine de Suède et la musique (Fayard)

Discours et travaux académiques

Mot attribué lors de l’installation

Restaurateur :

n. m. Celui, celle qui répare, qui rétablit. Il ne se dit guère, au propre, qu'en parlant des Villes et des monuments publics.Cette ville avait été ruinée, ce prince l'a rétablie, il en a été le restaurateur. Il s'emploie plus ordinairement au figuré.Ce prince est le restaurateur des lettres, des arts. Ce religieux fut le restaurateur de l'ancienne discipline dans son ordre. Restaurateur de la liberté, du commerce, des lois. On la regarde comme la restauratrice, ou plutôt comme la seconde fondatrice de cette maison. Il se dit aussi de Celui qui tient un restaurant. Aller dîner chez le restaurateur. On dîne chez ce restaurateur à prix fixe ou à la carte.