Patrick GRAINVILLE Élu en 2018 au fauteuil 9

N°731
Chevalier de la Légion d’honneur
Officier de l’ordre national du Mérite
Officier des Arts et Lettres
Chevalier des Palmes académiques
Écrivain

Biographie

Patrick Grainville est né le 1er juin 1947 à Villers-sur-Mer, en Normandie.

Professeur agrégé de lettres, il reçoit le prix Goncourt en 1976, à 29 ans, pour son quatrième roman, Les Flamboyants, qui raconte l'épopée d'un roi fou africain imaginaire, nommé Tokor.

Écrivain au style baroque reconnaissable, il construit une œuvre dense qui fait alterner romans mythiques, ancrés dans des univers hauts en couleur et exotiques, et récits où romanesque et autobiographie s'entremêlent.

Patrick Grainville est également critique au Figaro littéraire et membre du jury du prix Médicis.

Il a reçu en 2012 le Grand prix de littérature Paul-Morand décerné par l’Académie française pour l'ensemble de son œuvre.

Élu à l’Académie française, le 8 mars 2018, au fauteuil d’Alain Decaux (9e fauteuil).

Œuvres

1972 La Toison (Gallimard)

1973 La Lisière (Gallimard)

1974 L’Abîme (Gallimard)

1976 Les Flamboyants (Seuil)

1978 La Diane rousse (Seuil)

1980 Le Dernier Viking (Seuil)

1981 L’Ombre de la bête (Seuil)

1982 Les Forteresses noires (Seuil)

1984 La Caverne céleste (Seuil)

1986 Le Paradis des orages (Seuil)

1988 L'Atelier du peintre (Seuil)

1990 L’Orgie, la Neige (Seuil)

1992 Colère (Seuil)

1994 Les Anges et les Faucons (Seuil)

1996 Le Lien (Seuil)

1998 Le Tyran éternel (Seuil)

2000 Le jour de la fin du monde, une femme me cache (Seuil)

2002 L’Atlantique et les Amants (Seuil)

2004 La Joie d’Aurélie (Seuil)

2006 La Main blessée (Seuil)

2008 Lumière du rat (Seuil)

2010 Le baiser de la pieuvre (Seuil)

2011 Le Corps immense du président Mao (Seuil)

2014 Bison (Seuil)

2016 Le Démon de la vie (Seuil)

2018 Falaise des fous (Seuil)

Discours et travaux académiques

Mot attribué lors de l’installation

Victoire :

n. f. Avantage qu'on remporte sur les ennemis dans une guerre, dans une bataille. Victoire sanglante. Victoire douteuse. Pleine victoire. Victoire complète. La victoire a coûté cher. Remporter la victoire. Chant de victoire. La victoire est à nous. Courir de victoire en victoire. La victoire fut longtemps disputée et resta indécise. Il n'a pu jouir du fruit de sa victoire. Cette campagne fut une suite de victoires.
Il s'emploie, par personnification, dans diverses phrases figurées. La victoire s'est déclarée pour lui. La victoire le suit partout. Les palmes, les trophées de la victoire.
Il est aussi le Nom d'une divinité des anciens païens, qui la représentaient sous la figure d'une femme ayant des ailes et tenant une couronne d'une main, une palme de l'autre. Le temple de la Victoire. Une statue de la Victoire. Les Romains sacrifiaient à la Victoire. Derrière la statue du prince il y a une Victoire qui lui pose sur la tête une couronne de laurier.
Il se dit aussi de Tout avantage qu'on remporte sur un rival, sur un concurrent, etc. Après une longue discussion, il a remporté la victoire.
Fig., Remporter la victoire sur ses passions, sur soi-même, Surmonter ses passions, les assujettir à la raison.
Fam., Chanter victoire, Se glorifier du succès. Il s'est trop hâté de chanter victoire.