Georges GRENTE Élu en 1936 au fauteuil 32

N°574
Commandeur de la Légion d’honneur
Essayiste
Historien
Homme d’Église
Georges Grente

Biographie

Né à Percy (Manche), le 5 mai 1872.

Fils d’un conseiller général de la Manche, Georges Grente fit ses études au collège diocésain de Saint-Lô, puis à l’Université de Paris, où il passa sa thèse de lettres sur le poète Jean Bertrand et obtint un doctorat de droit.

Sa vocation l’ayant porté vers l’état ecclésiastique, il fut ordonné prêtre en 1895 et se consacra à l’enseignement.

Professeur successivement dans plusieurs établissements de Normandie, il fut nommé en juillet 1914 recteur de l’Université catholique de Lille, mais la guerre devait l’empêcher d’occuper ce poste. Il devint alors supérieur de l’Institut Saint-Paul de Cherbourg.

En 1918, il devenait à 46 ans le plus jeune évêque de France. Assistant au trône pontifical en 1933, Georges Grente accédait en 1943 à la dignité d’archevêque, puis, dix ans plus tard, à celle de cardinal.

Cet éminent prélat qui administra pendant près d’un demi-siècle son diocèse du Mans fut aussi un grand voyageur et accomplit de nombreuses missions à l’étranger, au Levant, aux États-Unis, en Irlande et en Europe centrale. Il trouva le temps d’écrire de nombreux livres, récits de ses voyages, ouvrages d’éducation, hagiographies. Citons : Madame de La Fayette, élève de Racine, Jean Bertaut, évêque de Séez, Semailles et semeurs, Propos d’éducation, Saint Pie V, Saint Lô évêque de Coutances, La bienheureuse Marie-Madeleine Postel, Premières paroles, Une mission dans le Levant, La Composition et le Style, Aux parents : les vices de l’éducation, Le Beau Voyage des cardinaux français aux États-Unis et au Canada, L’Histoire locale et le clergé, Notre-Dame, Français et Chrétiens, L’Éminence grise, Oraison funèbre du cardinal Baudrillartt.

Mgr Grente fut élu à l’Académie française le 12 novembre 1936 au fauteuil de Pierre de Nolhac, par 18 voix contre 8 à Jean-Louis Vaudoyer et 5 bulletins blancs. Il fut reçu le 25 novembre 1937 par le duc de La Force.

Très assidu aux séances de l’Académie, il fut en son temps le spécialiste des termes religieux dans la rédaction du dictionnaire.

Mort le 4 mai 1959.

Œuvres

1903 Quae fuerit in cardinali Davy du Perron vis oratoria

1903 Le poète Jean Bertaut, abbé d’Aunay, Premier Aumônier de la Reine, évêque de Séez

1905 Jean Bertaud

1909 La Composition et le Style

1914 Saint Pie V

1917 La bienheureuse Marie-Madeleine Postel

1918 Semailles et semeurs, propos d’éducation

1920 Œuvres oratoires et pastorales - 10 vol.

1922 Une mission au Levant

1924 Aux parents : les vices actuels de l’éducation familiale

1927 Le beau voyage des cardinaux français aux États-Unis et au Canada

1931 Le 13e centenaire de l’abbaye de Jouarre

1933 Dix siècles de Cotentin normand

1934 Fléchier

1935 Rayons de France

1937 Écrits et paroles

1939 Notre Dame

1941 Les pensées de Joubert

1941 L’éminence grise. Français et Chrétiens

1945 La magnificence des Sacrements

1950 Sainte Jeanne de France : les épines d’une couronne

1953 Paroles romaines

1953 Notre Père

1955 Vie et passion de Jeanne d’Arc

1956 Ces Français qui furent des saints

1959 Aimer et servir

Mot attribué lors de l’installation

Accueil :

n. m. XIIe siècle. Déverbal d'accueillir.
1. Réception que l'on fait à quelqu'un qui arrive ou que l'on rencontre. J'ai été enchanté de l'accueil qu'ils m'ont réservé. Un accueil chaleureux, enthousiaste. Un accueil distant, froid, glacial. Faire accueil (vieilli), bon accueil, un bon accueil à quelqu'un. Il fait accueil à tous ceux qui se présentent chez lui. Fig. Réaction à une proposition, à l'annonce d'une nouvelle, etc. Ce projet de loi a reçu un accueil favorable. Son roman a reçu le meilleur accueil.
2. Ensemble des dispositions prises pour recevoir une ou plusieurs personnes. L'accueil d'un invité. Recevoir un accueil triomphal. Prononcer quelques mots d'accueil. Centre d'accueil. Comité d'accueil. Service, bureau d'accueil et, ellipt., accueil. Hôtesse d'accueil. Spécialt. Terre d'accueil, nation qui accorde l'hospitalité aux réfugiés, aux exilés, aux apatrides (on dit aussi Pays d'accueil).