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Exemples
de mots supprimés au cours
de la révision de la huitième édition
- abuseur (XIVe s. ; Acad. 4e)
- académiste (XVIIe s., dabord au
sens de « membre de lAcadémie française
» (correspondance de Chapelain, 1634) ; Les Académistes,
comédie de Saint-Evremond ; supplanté dès
1635 par académicien ; puis au sens de « élève
dune académie », enregistré par Acad.
1ère : « Qui apprend à monter
à cheval et autres exercices dans une académie ».)
- accortise (XVIe s. ; Acad. 1ère)
- acenser (XIIIe s. ; Acad. 1ère)
- acerbité (XIVe s. ; Acad. 5e)
- acidule (XVIIIe s. ; Acad. 4e)
- affinerie (XVIe s. ; Acad. 4e)
- aliénisme (XIXe s. ; seulement dans
Acad. 8e)
- amatelotage (XIXe s. ; Acad. 6e)
- amusoire (XVIe s. ; Acad. 2 e)
- anastatique (XIXe s. ; Acad. 8e)
- anguillade (XVIe s. ; Acad. 1ère)
- antanaclase (XVIIIe s. ; Acad. 4e)
- apercevance (XIIe s. ; encore bien attesté
XVIe s. ; repris Acad. 5e -->
peu usité dès 6e.)
- archidiaconat (XVIe
s. ; Acad. 1ère)
- architriclin (XIIe
s., puis XVe s. ; Acad. 4e)
- arrêtiste (XVIIIe
s. ; Acad. 4e ; attesté dans la plupart
des dictionnaires généraux du XIXe et du
XXe s.)
- assoter (XIIIe
s. ; déjà vieilli au XVIIe s. :
au participe passé dans Acad. 1ère, le verbe
étant réputé sorti de lusage.)
- atonique (XVIe
s. ; Acad. 6e)
- attiseur (XIIIe
s. ; Acad. 5e ; attesté dans la plupart
des dictionnaires généraux du XIXe s.)
- avénage (XIIIe
s. ; Acad. 5e)
- avertin (XIIIe
s. ; Acad. 5e + principaux dictionnaires généraux
XIXe et XXe s.)
- babillement
(XVIe s. ; Acad. 6e ; surtout utilisé
en médecine, selon la plupart des dictionnaires généraux
du XIXe s.)
- bagues (XVe
s. ; Acad. 6e)
- baladinage (XVIIIe
s. ; Acad. 5e)
- baliverner (XVIe
s. ; Acad. 4e)
- bergerette (XIIIe
s., au sens donné par Acad. 8e, enregistré
dès 6e ; XVIe s., au sens de « liqueur
composé de vin et de miel », enregistré par
Acad. 5e.)
- besaigre (XVIIe
s. ; Acad. 4e)
- biaiseur, -euse
(XIXe s. ; peu usité selon Larousse XIXe
s., mais enregistré par Acad. 8e.)
- boquillon (XIIIe
s. ; Acad. 4e ; supplanté par bûcheron
au XVIIIe s., mais encore attesté en Picardie
et en Flandre ; se rencontre chez La Fontaine.)
- brandiller (XIIIe
s., intransitivement ; XVIIe s., transitivement ;
Acad. 1ère)
- brétailler/brétailleur
(XVIIIe s. ; Acad. 4e)
- brocardeur,
-euse (XVIe s. ; Acad. 4e)
- cacade (fin XVIe
s. ; Acad. 1ère, « plus ordinairement
au figuré ».)
- carrelure (XVe
s. ; au sens de « bon repas », chez Rabelais,
La Fontaine, enregistré par Acad. 1ère :
« On dit figurément dun homme affamé
qui a fait un bon repas quIl sest fait une quarreleure,
une bonne quarreleure de ventre. »)
- chancissure (XVIe
s. ; Acad. 1ère)
- chapechute (XIIe
s. ; se rencontre chez La Fontaine ; Acad. 8e seulement)
- chapeler (XIIe
s., au sens de « frapper rudement, tailler en pièces » ;
XIVe s., au sens donné dans Acad. 8e,
enregistré dès 1ère; XIXe
s., au sens de « taillader ».)
- charmoie (XIIIe
s., comme toponyme ; puis XVIIe s. ; Acad. 4e)
- charnure (XIIe
s. ; Acad. 1ère ; emplois littéraires
au XIXe et au XXe s. ex. : Georges Duhamel.)
- chipotier, -ière
(XVIIe s., chez Furetière ; Acad. 4e)
- chômable (XVIe
s., puis Acad. 1ère.)
- chouanner (fin XVIIIe
s., sous la Révolution ; se rencontre évidemment
chez Balzac, Barbey dAurevilly, etc. ; chouan, chouannerie
dans Acad. 7e, chouanner seulement dans 8e.)
- clochement (XIVe
s. ; Acad. 5e)
- clubiste (fin XVIIIe
s. ; club et clubiste seulement dans Acad. 6e.)
- colluder (XVIe
s. ; Acad. 1ère ; attesté dans la plupart
des dictionnaires généraux du XIXe et du
XXe s.)
- collusoire
(XIVe s. ; idem.)
- conjouir (se)
(Xe s., transitivement, au sens de « recevoir
avec courtoisie », puis, fin XIIe
s., intransitivement ; XVe s., emploi pronominal -->
déjà vieilli au XVIIe s., mais enregistré
par Acad. 1ère.)
- conspirant, -ante
(XVIIIe s. ; Acad. 5e)
- contre-police ( fin
XVIIIe s., sous la Révolution ; se rencontre
chez Balzac ; Acad. 8e seulement)
- convertissement (XIIIe
s., au sens de « action de transformer une substance en
une autre » ; XVIIe s., comme terme de
finance, enregistré par Acad. 1ère.)
- convoiteux, -euse
(XIIe s. ; Acad. 1ère ; attesté
dans les dictionnaires du XIXe s., mais réputé
vieilli par Richelet ; se trouve chez La Fontaine.)
- couchée (XIIIe
s., au sens de « action de se coucher (en parlant du soleil) » ;
XVIIe s., au sens donné par Acad. 8e,
enregistré dès 1ère.)
- courte-botte
(XVIIIe s., dans Acad. 4e )
- crapoussin, -ine
(XVIIIe s. ; Acad. 5e)
- crosseur (XVIIe
s., au sens de « personne qui joue à la crosse,
qui chasse la balle avec une crosse » , enregistré
par Acad. 1ère ; XIXe s., au sens de
« querelleur ».)
- curation (XIIIe
s.; dans la langue médicale du XVIIe s. -->
repris par Molière ;
Acad. 4e ; peu usité selon Larousse XIXe
s. ; exclu des dictionnaires généraux du milieu
du XXe s.)
- délogement (fin
XIVe s., en parlant dune troupe qui lève le
camp, quitte son casernement ou son cantonnement détape,
puis XVIe s., au sens général donné
par Acad. 8e et enregistré dès Acad. 1ère,
avec la mention : « Il se dit plus ordinairement à
légard des gens de guerre. »)
- démeublement
(XVIIe s. ; Acad. 4e)
- dépopulariser
(XVIIIe s. ; Acad. 6e)
- dramatiste
(fin XVIIIe s., comme dramaturge ; Acad. 5e)
- duriuscule
(XVIIe s., dans Le Malade imaginaire de Molière
: « pouls duriuscule », par opposition à
capricant ; Acad. 4e)
- ébaudissement
(XIIIe s. ; Acad. 4e)
- écraseur, -euse
(XVIe s., comme adjectif, en parlant du tonnerre ; début
XVIIe s., comme substantif, en parlant dun mauvais
cocher ; seulement dans Acad. 8e, au sens général
de « celui qui écrase ».)
- éraillement
(XVIe s., en parlant des paupières (cf. ectropion)
; XIXe s., en parlant dune étoffe et de la
voix ; lAcad. ne connaît que le premier sens, de
la 4e à la 8e, qui mentionne le second.)
- ergoterie (XVIe
s., première attestation, puis XVIIIe s., dans Trévoux
--> remplacé
par ergotage ; Acad. 7e : renvoi à
ergotage)
- escroqueur, -euse
(XVIe s. ; Acad. 1ère)
- ésopique (XVIe
s. ; Acad. 8e)
- euphuisme (XIVe
s. ; Acad. 8e ; cf. marinisme, gongorisme,
etc.)
- exacteur (XIVe
s. ; Acad. 1ère)
- fanfan ( début
XVIe s. ; Acad. 4e)
- finet,
-ette (XVe s. ; Acad. 1ère ;
peu usité selon Acad. 6e.)
- friponneau (XVIIe
s., dans les Contes de La Fontaine ; Acad. 4e)
- futurition (début
XVIIIe s., chez Fénélon, au sens donné
par Acad. 8e, enregistré dès 5e ;
Acad. 4e : « Ce qui doit arriver. »)
- gaminer (XIXe
s. ; Acad. 8e)
- gasconisme
(XVIe s. ; Acad. 2e)
- guenuche (XVIIe
s. ; Acad. 2e)
- havir (début
XIVe s., au sens figuré de « désirer
ardemment, brûler de » ; XVIe s.,
au sens de « brûler, dessécher, hâler » ;
XVIIe s., au sens donné par Acad. 8e,
et seul enregistré par 1ère.)
- hebdomadier,
-ière (XIIIe s. ; Acad. 2e)
- hommagé, -ée/
hommager (XVIe s. ; Acad. 4e)
- ichor/ichoreux, -euse
(XVIe s. ; ichoreux, -euse, Acad. 4e,
et ichor, 7e )
- imbrisable (XIXe
s. ; Acad. 8e)
- immortification/immortifié,
-ée (début XVIIe s., chez saint François
de Sales ; Acad.
2e)
- impatroniser (s)
(XVIe s., au sens de « semparer, se rendre
maître dune ville, dun pays » ;
XVIIIe s., au sens donné dans Acad. 8e ;
les deux sens figurent dans Acad. 1ère.)
- imployable (XVIe
s., au propre et au figuré ; seulement Acad. 8e)
- incorrigibilité
(début XVIe s. ; au XVIIe s., chez
le cardinal de Retz ; Acad. 2e)
- indévot
, -ote/indévotion
(XVe s. ; indévot, substantif, XVIIe
s. ; Acad. 1ère)
- indulgencier (XIXe
s. ; Acad. 8e)
- larmoyeur,
-euse (fin XVIIe s. ; Acad. 7e)
- larroneau
(XVe s. ; Acad. 1ère)
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