16 décembre 1999

L’Académie française, dans sa séance du jeudi 16 décembre 1999, a déclaré ouverte la vacance au fauteuil de M. Jean Guitton. L’élection à ce fauteuil est fixée au jeudi 30 mars 2000.

15 décembre 1999

En présence de M. Messmer, Chancelier de lInstitut, de M. Ali Maher, ambassadeur dégypte à Paris et des représentants de toutes les institutions francophones, M. Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de lAcadémie française, a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur au professeur Souleymane Seck, recteur de lUniversité Senghor dAlexandrie.

2 décembre 1999

L’Académie française reçoit sous la Coupole,  dans une séance publique annuelle présidée par M. Michel Déon, les lauréats qu’elle a distingués au cours de l’année, ce jeudi 2 décembre 1999 à 15 heures.

L’ordre des lectures est le suivant : 

Discours sur les prix littéraires, par M. Pierre Moinot, Directeur en exercice ;
Discours sur la vertu, par M. Michel Déon, Directeur de la séance ;
Discours sur l’état de la langue, par M. Maurice Druon, Secrétaire perpétuel. 

À la fin de cette séance, Monsieur le Secrétaire perpétuel et Mme Druon recevront les lauréats et leurs invités.

27 novembre 1999

Le Secrétaire perpétuel et les membres de l’Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère, M. Alain Peyrefitte, Chevalier de la Légion d’honneur, Commandeur des Palmes académiques, Commandeur des Arts et des Lettres, Grand-croix ou grand officier de divers ordres étrangers, Ancien ministre, Membre de l’Académie française depuis 1977, décédé le 27 novembre 1999, à Paris, à l’âge de soixante-quatorze ans. 
Le service religieux sera célébré à Paris le mercredi 1er décembre 1999 à 15 heures 30 en l’église Saint-Louis-des-Invalides.
L’inhumation aura lieu dans l’intimité.

18 novembre 1999

Sa Majesté la Reine élisabeth II vient d’élever Monsieur Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, à la dignité de « Honorary Knight » de l’Ordre de l’Empire Britannique (KBE). 
L’Académie française vient d’attribuer au titre de l’année 1999 200 prix d’
œuvres sociales pour le montant total de : 1 027 000 F.

4 novembre 1999 : Réception de M. René Rémond

M. René Rémond, élu en remplacement de M.François Furet, est reçu sous la Coupole, le jeudi 4 novembre 1999 par Mme Hélène Carrère d’Encausse.

28 octobre 1999

GRAND PRIX DU ROMAN

L’Académie française, dans sa séance du jeudi 28 novembre 1999, a décerné le Grand Prix du Roman, qui a été partagé entre deux lauréats : Amélie NOTHOMB, pour Stupeur et tremblements, et François TAILLANDIER, pour Anielka, qui ont obtenu 12 voix au 3e tour de scrutin.

21 octobre 1999

L’Académie française, dans sa séance du jeudi 21 octobre 1999, a procédé à l’élection du nouveau Secrétaire perpétuel. Mme Hélène Carrère d’Encausse a été élue, en remplacement de M. Maurice Druon, démissionnaire.

21 octobre 1999 : GRAND PRIX DE LA FRANCOPHONIE

L’Académie française, dans sa séance du jeudi 21 octobre 1999, a décerné le Grand Prix de la Francophonie, doté de 300 000 francs, à M. Gunnar von PROSCHWITZ, Professeur de Langue et Littérature françaises à l’Université d’Uppsala (Suède), écrivain et critique.
L’Académie a également décerné une Grande médaille de la Francophonie à Mme Assia DJEBAR, Professeur d’Université et écrivain algérien.

14 octobre 1999 : GRAND PRIX DU ROMAN - Deuxième sélection

La Commission du Grand Prix du Roman de l’Académie française a établi, aujourd’hui 14 octobre 1999, sa deuxième sélection, en vue de l’attribution du Grand Prix du Roman, qui sera décerné le jeudi 28 octobre.

Elle a retenu les titres suivants (par ordre alphabétique d1auteurs) :

  1. Le cœur de Marguerite, de Vassilis ALEXAKIS
  2. Stupeur et tremblements, d’Amélie NOTHOMB
  3. Anielka, de François TAILLANDIER

7 octobre 1999

« Il y a des décisions qu’il faut savoir prendre quand rien ne vous y oblige. » C’est en ces termes que M. Maurice Druon a annoncé, cet après-midi, à ses Confrères, sa démission de Secrétaire perpétuel de l’Académie française, pour prendre effet au 31 décembre prochain. Il avait été élu dans cette charge le 7 novembre 1985. L’Académie élira son successeur le 21 octobre.

30 septembre 1999 : GRAND PRIX DU ROMAN - Première sélection

La Commission du Grand Prix du Roman de 1’Académie française a établi, aujourd’hui jeudi 30 septembre 1999, sa première sélection, en vue de l’attribution du Grand Prix du Roman, qui sera décerné le jeudi 28 octobre.

Par ordre alphabétique d'auteurs :

1. Le cœur de Marguerite, de Vassilis ALEXAKIS
2. La Cathédrale de cristal, d’Henry BONNIER
3. Servantes de l’œil, de Muriel CERF
4. Laissé pour conte, de Serge DOUBROVSKY
5. Une seule femme, de Pierre REBEY
6. Stupeur et tremblements, d’Amélie NOTHOMB
7. Une désolation, de Yasmina REZA
8. Les Quatre Vies du saule, de SHAN Sa
9. Anielka, de François TAILLANDIER
10. Daniel ou les Indifférents, d’André TUBEUF
11. Violante, d’Alain VEINSTEIN

18-19 septembre 1999 : CRÉATION D’UNE ACADÉMIE DE LA LATINITÉ

Les 18 et 19 septembre 1999, se sont réunis au Castello di Gargonza, en Toscane, les ministres de l’Éducation nationale d’Italie et de France, le directeur de l’UNESCO, le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, ainsi que plusieurs personnalités représentatives des pays latins d’Europe et d’Amérique, afin de jeter les bases d’une académie de la Latinité.
Celle-ci aura pour objet de constituer une autorité morale indépendante, d’affirmer la solidarité des pays de culture latine et d’aider à la juste présence de leurs apports dans les évolutions du monde.
Une réunion se tiendra à Paris, en octobre 1999, afin de dégager les premières conclusions de ces travaux et d’envisager les procédures nécessaires à leur mise en œuvre. »

Luigi Berlinguer, Claude Allegre, Federico Mayor, Maurice Druon,, Candido Mendes, Marc Fumaroli, Hélène Carrère d’Encausse, Edgar Morin, Hector Bianciotti, Gianni Vattimo, Edoardo Lorenco, Dan Haulica.
Excusés : Jose Saramago, Carlos Fuentes, Nelida Pinon.

24 juin 1999

Dans sa séance de ce jour, jeudi 24 juin 1999, l'Académie française a élu M. René de Obaldia au fauteuil de M. Julien Green et a décerné son Grand Prix de Littérature à M. André Brincourt, pour l'ensemble de son œuvre

21 juin 1999

Le Secrétaire perpétuel de l'Académie française, M. Maurice Druon, à son retour d'Albanie, a lancé un appel auprès des communes françaises, des entreprises, des groupements particuliers afin de trouver les fonds nécessaires pour offrir aux enfants des réfugiés du Kosovo des écoles préfabriquées. M. Maurice Druon a précisé qu'un tel équipement revient à 100 000 F l'unité.

17 juin 1999 : Réception de M. Érik Orsenna

Réception sous la Coupole, ce jeudi 17 juin 1999, de M. Érik Orsenna, élu au fauteuil du commandant Jacques-Yves Cousteau, par M. Bertrand Poirot-Delpech. Ses parrains sont Mme Jacqueline de Romilly et M. Pierre Moinot.

Juin 1999 - MISE EN GARDE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE

L'Académie française met très gravement en garde les usagers des systèmes informatiques de traitement de texte contre les logiciels dits « de correction grammaticale », qui équipent la grande majorité des ordinateurs du commerce.

Ces logiciels ne sont pas au point et leurs analyses prétendument grammaticales sont le contraire de fiables.

Nous avons soumis à cette correction informatique des textes choisis parmi ceux de nos plus grands écrivains, et échelonnés sur quatre siècles. Les résultats sont aberrants. En voici quelques exemples.

La machine confond régulièrement le pronom personnel indéfini : on et le pluriel du verbe avoir : ont.

« C'est ce qui fait que l'on écrit ... » (La Bruyère) « Les premiers coups qu'on lui a portés... » Montesquieu). Pour ces deux phrases l'ordinateur signale : « l'usage veut ont au lieu de on ».

La machine aligne le genre des articles ou des adjectifs sur le substantif le plus proche : « Resterai-je seul rue de Cheverus ? ». (Mauriac).

Remarque de l'ordinateur : « il faut écrire seule pour accorder avec le féminin de rue. »

Quand Montesquieu évoque « la Saint-Barthélemy... », l'ordinateur signale : « le et non la. »

Outre l'incapacité manifeste de cet équipement à reconnaître dans une phrase ce qui est juste ou pas, le correcteur électronique émet de fausses règles générales.

Tous les auteurs que nous venons de citer, et encore Victor Hugo et Paul Valéry, dès qu'ils écrivent : « il poursuivit... j'entendis... il suivit... les noirceurs qui précédèrent...ces pensées s'enchaînèrent... » ont uniformément droit à cette réprimande : « éviter le passé simple » .

Pour quelle raison l'informatique prétend-elle bannir un temps verbal si nécessaire à toute narration et d'un emploi si constant dans toutes les langues européennes ? Là, ce n'est plus l'instrument qui présente une déficience dans la reconnaissance des signes. Le coupable est le spécialiste qui a nourri le logiciel, et qui, en obéissant à un préjugé arbitrairement transformé en règle impérative, détruit un élément important de notre langue.

L'Académie ne saurait donc trop mettre en garde contre les erreurs que le recours à ces systèmes peut introduire dans les rapports, contrats, conventions, traductions, modes d'emplois et manuels d'utilisation, en France et dans les pays francophones ; elle appelle l'attention sur les conséquences pratiques et juridiques qui en peuvent résulter.

Elle insiste tout spécialement sur les menaces que ces systèmes constituent pour l'enseignement et l'usage du français, dans notre pays et l'ensemble du monde.

L'Académie n'est nullement hostile aux progrès techniques, et elle le prouve en consacrant une partie de ses travaux à la néologie que commandent les découvertes et les applications de la science. Mais elle s'étonne et s'inquiète, alors que tant de produits sont soumis à contrôle avant d'être autorisés à la vente, de ce que des outillages si imparfaits et si trompeurs, dans un domaine aussi vital que celui de l'expression et de la communication de la pensée, puissent être proposés commercialement à la crédulité publique. Si les moyens juridiques d'interdiction n'existent pas, ou pas encore, l'Académie préconise que les autorités compétentes proscrivent l'usage de tels logiciels dits « de correction grammaticale » dans les administrations, organismes publics et établissements d'enseignement.

Cette mise en garde a été adoptée, à l'unanimité, par l'Académie française, dans sa séance de ce jour, jeudi 20 mai 1999.

Avril 1999

Dans sa séance de ce jour, jeudi 15 avril, l'Académie française a déclaré ouverte la vacance au fauteuil de M. Julien Green. L'élection à ce fauteuil est fixée au jeudi 24 juin.

Mars 1999

L'Académie française, dans sa séance du jeudi 25 mars 1999, a élu M. Pierre Messmer, ancien premier ministre, au fauteuil de M. Maurice Schumann  (13e fauteuil), au 1er tour de scrutin par 16 voix contre 5 à M. Maurice Herzog, et 1 à M. Georges Tayar.

Le Secrétaire perpétuel et les membres de l'Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère, M. Jean Guitton, Commandeur de la Légion d'honneur, Grand-croix de l'ordre national du Mérite, décédé le 21 mars 1999, à Paris, dans sa quatre-vingt-dix-huitième année, à l'hôpital des Armées du Val de Grâce.

Le jeudi 18 mars 1999 à 15 heures, le doyen Georges Vedel est reçu en séance publique, sous la Coupole, par M. Jean-François Deniau.
M. Georges Vedel a été élu le 28 mai 1998 au 5e fauteuil en remplacement de M. René Huyghe.

CARLOS FUENTES, PREMIER LAURÉAT DU PRIX DE LA LATINITÉ

L'Académie française et l'Académie brésilienne des Lettres se sont associées l'an dernier pour fonder le prix de la latinité, destiné à « couronner l'œuvre littéraire d'un auteur vivant qui, dans son pays ou à l'échelle universelle, aura contribué de façon éminente au maintien, au rayonnement, à l'illustration ou à l'enrichissement de la civilisation latine ».

Le montant de ce prix est de quatre-vingt mille euros. Le jury, composé des délégués des deux Académies, s'est réuni le 15 mars 1999, à Paris, et a désigné pour premier lauréat l'écrivain mexicain Carlos Fuentes.

Le prix lui sera solennellement remis au cours d'une cérémonie, à Rio de Janeiro, le 1er juillet 1999.

Né à Mexico en 1928, fils de diplomate, ayant suivi des études au Chili, en Argentine, aux États-Unis, Carlos Fuentes, qui fut ambassadeur en France, et professeur dans plusieurs universités d'Amérique du Nord, est l'auteur d'une œuvre romanesque et théâtrale, dont les titres les plus répandus « La Mort d'Artemio Cruz », « La plus limpide région » et « Terra Nostra ».

Le Prix de la Latinité lui a été attribué « en considération des thèmes qu'il a su porter à un haut niveau d'expression, et d'abord celui de l'identité et de l'histoire des peuples d'Amérique latine. »

Février 1999 : Langue française

L'Académie française rappelle que :
(en application du décret n° 96-602 du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française paru au Journal Officiel du 2 décembre 1997), il convient d'écrire :
- un euro, des euros ; un cent, des cents. Cent se prononce comme le chiffre 100.
- mél. : pour messagerie électronique (Cf. site de la Délégation générale à la langue française : http://www.culture.fr/culture/dglf/)

M. Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, rappelle également son communiqué du 31-5-1996 :L'Académie française constate que le sigle américain CD-ROM s'est installé dans l'usage de manière définitive pour désigner un objet d'emploi de plus en plus courant. Mais ce sigle, devenu terme en soi, comme Radar ou Laser, est jusqu'à présent transcrit d'une façon qui heurte notre graphie. L'Académie a donc décidé de le franciser en l'alignant sur la prononciation, et d'en admettre l'entrée au Dictionnaire sous la forme et avec la définition suivantes :

Cédérom n.m. (le m final se fait entendre) adapté du sigle américain CD-ROM, Compact disc read only memory.
Disque optique de grande capacité dont la mémoire non altérable est programmée exclusivement pour la conservation, la lecture et la consultation des informations ou données (textes, images, sons) qui y sont enregistrées. Ex. Cette œuvre a été mise sur cédérom.
 

Élection au fauteuil de M. Maurice Schumann (fauteuil 13)

L'Académie française a reçu, à ce jour, cinq candidatures pour l'élection  qui aura lieu le jeudi 25 mars 1999 :
Jean Bodin-Millançay
Florent Gaudin
Maurice Herzog
Pierre Messmer
Georges Tayar
 

Dictionnaire

« Publication de la suite du Dictionnaire (9e édition) dans les Documents  administratifs du Journal Officiel du 5 février 1999 « Instamment à  Jalonneur ». »

7 janvier 1999

     L'Académie française, dans sa séance du 7 janvier 1999, a examiné le problème posé par le choix d'un nom désignant le nouvel espace monétaire européen, depuis l'entrée en vigueur, le 1er janvier, du traité sur la monnaie unique.
     Elle déconseille l'emploi d'Euroland, car il ne s'agit pas de nommer un État souverain ni même une confédération, mais seulement l'aire d'application d'un traité.
     Elle fait observer qu'il n'est jamais parlé de Dollarland ou de Sterlingland, mais qu'il existe la zone franc, la zone sterling, la zone dollar.
     Elle déclare donc que c'est le terme de zone euro qui doit être employé en France et dans les pays francophones.
     Zone euro est d'ailleurs le terme déjà employé par la Banque de France et les administrations françaises.