Dire, ne pas dire

Rassoter

Le 01 décembre 2011

Bonheurs & surprises

Ce verbe, un peu vieilli, formé sur l’ancien assoter, « rendre sot », exprime, avec une nuance plaisante, la même idée que « infatuer ». Rassoter quelqu’un, c’est le prévenir en faveur d’une personne avec tant d’insistance et d’excès qu’on finit par lui faire perdre tout jugement, toute mesure. On l’a tant rassoté de cette fille qu’il a fini par l’épouser.

Il se trouvera bien des occasions pour employer également ce verbe à la forme pronominale ou au participe passé. Comment a-t-elle pu se rassoter de ce bellâtre ? se prendre pour lui d’un goût si peu fondé ? Une mère rassotée de son fils, en qui l’amour maternel a banni la clairvoyance.