Maurice SCHUMANN Élu en 1974 au fauteuil 13

N°649
Chevalier de la Légion d’honneur
Croix de guerre 1939-1945
Homme politique
Ministre
Essayiste
Historien
Journaliste
Romancier
Maurice Schumann en habit d'académicien-©Micheline Pelletier

Biographie

Né le 10 avril 1911 à Paris. Études aux lycées Janson de Sailly, Henri IV et à la faculté de lettres.

Entré dans le journalisme aussitôt après avoir achevé ses études supérieures de philosophie, il fut chef-adjoint de Grand Reportage à l’Agence Havas, éditorialiste de politique étrangère à Sept, Temps présent, La Vie intellectuelle, etc. et, après la guerre, directeur politique de l’Aube de 1945 à 1951, puis collaborateur régulier de Réalités et d’Entreprise.

Engagé volontaire en 1939, il rejoignit le général de Gaulle en juillet 1940, après s’être évadé grâce à l’aide d’un réseau polonais et devint le porte-parole de la France libre (ses cent principales émissions ont été réunies sous le titre La Voix du couvre-feu avec une préface de Georges Duhamel et un avant-propos du général de Gaulle).

Il quitta Londres dix jours avant le débarquement et prit part à la bataille de France, d’abord avec l’armée britannique, puis avec la 2e D.B. Il est chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire et décoré de la croix de guerre avec trois citations : le général de Gaulle l’a fait compagnon de la Libération sur le front des troupes, le 14 juillet 1945. Il a été rappelé sous les drapeaux et promu chef de bataillon en 1956.

Neuf fois élu député du Nord, il a été, de 1957 à 1967, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, secrétaire d’état aux Affaires étrangères (1951 à 1954), ministre de l’Aménagement du territoire (1962) ; ministre d’état chargé de la Recherche scientifique (1967-1968), ministre d’état chargé des Affaires sociales (1968-1969) et ministre des Affaires étrangères de 1969 à 1973. Président de la Fondation de France de 1973 à 1974, il a été élu sénateur du Nord en septembre 1974, vice-président du Sénat de 1977 à 1983, réélu sénateur en 1983 et en 1992, président de la Commission des Affaires culturelles du Sénat de 1986 à 1995. Fin 21984, il succède à Wladimir d’Ormesson et Gaston Palewski comme principal chroniqueur de la Revue des deux mondes où il publie chaque mois un article de fond.

Fin 1993, il succède à André Chamson comme président du Collège des conservateurs du domaine de Chantilly. 1995, vice-président du Haut Conseil de la Francophonie.

Élu à l’Académie française, le 7 mars 1974, au fauteuil de Wladimir d’Ormesson (13e fauteuil) et reçu le 30 janvier 1975 par le duc de Castries.

Mort le 9 février 1998 à Paris.


Signature de Maurice Schumann

Œuvres

1938 La France veut la liberté (Plon)

1938 Le Germanisme en marche, préface de François Mauriac (sous le pseudonyme d’André Sidobre)

1939 Mussolini (sous le pseudonyme d’André Sidobre)

1939 Les problèmes ukrainiens et la Paix européenne (sous le pseudonyme d’André Sidobre) (Jouve)

1939 L’Homme de couleur (en collaboration) (Plon)

1957 Le Vrai Malaise des intellectuels de gauche (Plon)

1959 Mazarin (Hachette)

1962 Le Rendez-vous avec quelqu’un (Julliard)

1964 Talleyrand (en collaboration) (Hachette)

1973 Les Flots roulant au loin (Julliard)

1974 Clémenceau (en collaboration) (Hachette)

1974 La Mort née de leur propre vie : Péguy, Simone Weil, Gandhi (Fayard)

1978 Angoisse et Certitude, grand prix catholique de littérature (Flammarion)

1980 Un certain 18 juin, prix Aujourd’hui (Plon)

1982 Le Concerto en ut majeur (Plon)

1984 Qui a tué le duc d’Enghien ? (en collaboration) (Librairie académique Perrin)

1986 Une grande imprudence (Flammarion)

1987 Talleyrand (en collaboration)

1989 La Victoire et la Nuit (Julliard)

1995 Bergson ou le retour de Dieu (Flammarion)

Discours et travaux académiques

Discours de réception de Maurice Schumann, le 30 janvier 1975

L’accélération de l’histoire détruit-elle la liberté ?, le 18 décembre 1975

Discours prononcé à l’occasion de la mort de MM. Jean Guéhenno et Étienne Gilson, le 28 septembre 1978

Discours prononcé à l’occasion de la mort de M. Joseph Kessel, le 27 septembre 1979

Réponse au discours de réception de Jean Dutourd, le 10 janvier 1980

Discours prononcé en séance à l’occasion de la mort de M. André Chamson, le 10 novembre 1983

Célébration du centenaire de la mort de Victor Hugo, le 10 octobre 1985

Centenaire d’André Maurois (1885-1995), à Rouen - André Maurois et Alain, le 25 octobre 1985

La pensée politique du duc d’Aumale, pour le centième anniversaire de la donation du domaine de Chantilly par le duc d’Aumale, le 21 octobre 1986

Discours prononcé à l’occasion de l’inauguration de la stèle érigée à la mémoire de Maurice Genevoix à Châteauneuf-sur-Loire, le 6 avril 1987

Centenaire de la mort de Désiré Nisard. Discours prononcé à Châtillon-sur-Seine, le 17 juin 1988

Remise du prix Cino del Duca attribué à M. Henri Gouhier, le 19 octobre 1988

Inauguration de la plaque apposée à la mémoire de Jean Guéhenno, au 35 rue Pierre Nicole à Paris, le 27 mars 1990

Charles de Gaulle écrivain : L'orateur. Séance solennelle pour le centenaire du général de Gaulle, le 18 octobre 1990

Réponse au discours de réception du cardinal Albert Decourtray, le 10 mars 1994

Réponse au discours de réception de François Jacob, le 20 novembre 1997