Maurice RHEIMS Élu en 1976 au fauteuil 32

N°654
Grand-croix de la Légion d’honneur
Croix de guerre (quatre citations)
Médaille de la Résistance
Officier des Arts et des Lettres
Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne

Biographie

Lorrain d'origine, né à Versailles, le 4 janvier 1910. Issu d'une famille de minotiers et de fonctionnaires. Études secondaires au lycée Janson de Sailly. Diplômes de l'École du Louvre et de l'École des hautes études.

Officier au Ve génie en 1939. A commandé en second le premier groupe de commando-parachutiste en Algérie.

Commissaire-priseur de 1935 à 1972. A procédé aux plus grandes ventes des collections françaises et internationales pendant cette époque. Expert près la Cour d'appel et le Tribunal de grande instance de Paris, depuis 1972.

Élu à l'Académie française, le 20 mai 1976, au fauteuil de Robert Aron (32e fauteuil). Mort le 6 mars 2003 à Paris.

Maurice Rheims a contribué, par certains de ses livres (les premiers à traiter de l’Art 1900), à faire connaître un style jusque-là dédaigné, sauvant ainsi de la destruction plusieurs immeubles de Guimard et d’autres architectes du début du siècle, ainsi que des objets considérés alors comme mineurs mais qui, par leur originalité et leur qualité, rivalisent parfois avec les plus belles œuvres d’un passé plus lointain.

Auteur d’un Dictionnaire des néologismes édité chez Larousse, premier ouvrage du genre écrit depuis la fin du XVIIIe siècle.

Mort le 6 mars 2003.


Signature de Maurice Rheims

En collaboration :

Gauguin.
Toulouse-Lautrec.
Delacroix.
Goya.
Rembrandt.
Cézanne.

Œuvres

La Situation de la peinture contemporaine (Hazan)

1959 La Vie étrange des objets (Plon)

1962 Le Cheval d’argent (Julliard)

1963 Un Carpaccio en Dordogne (Julliard)

1964 L’Objet 1900

1965 L’Art 1900 ou le style Jules Verne

1970 La Vie d’artiste

1972 Le Luthier de Mantoue (Flammarion)

1972 La Sculpture au XIXe siècle

1973 Les Musées de France (Hachette)

1975 Haute Curiosité (Robert Laffont)

1977 La Main (Julliard)

1979 L’Enfer de la curiosité (Albin Michel)

1981 Les Collectionneurs (Ramsay)

1983 Le Saint Office (Gallimard)

1985 Attila. Laisse ta petite sœur tranquille (Flammarion)

1985 Harlem Noir (La Différence)

1990 Les Fortunes d’Apollon

1990 Les Greniers de Sienne (Gallimard)

1991 Dictionnaire des mots sauvages (Larousse)

1992 Apollon à Wall Street

1993 En tous mes états (Gallimard)

1995 Les Forêts d’argent (Gallimard)

1997 Une mémoire vagabonde (Gallimard)

1998 Crise mine (Odile Jacob)

2000 Nouveau voyage autour de ma chambre (Gallimard)

Mot attribué lors de l’installation

Despotisme éclairé :

n. m. XVIIe siècle. Dérivé de despote. Manière de gouverner du despote ; forme de gouvernement où tous les pouvoirs sont réunis dans une seule main. Le despotisme des anciens souverains de l'Asie. Hist. Despotisme éclairé, conception du pouvoir inspirée par les despotes éclairés du XVIIIe siècle. • Par anal. Toute autorité oppressive et tyrannique. Subir le despotisme du vainqueur. Le despotisme d'un directeur, d'un chef de service.