Maurice GENEVOIX Élu en 1946 au fauteuil 34

N°597
Grand-croix de la Légion d’honneur
Grand-croix de l’ordre national du Mérite
Commandeur des Arts et des Lettres
Commandeur des Palmes académiques
Croix de guerre 1914-1918
Romancier
Maurice Genevoix à son bureau

Biographie

Né à Decize (Nièvre), le 29 novembre 1890.

Maurice Genevoix fut élève au lycée d’Orléans, puis au lycée Lakanal, avant d’entrer à l’École normale supérieure. Mobilisé en 1914, il dut interrompre ses études pour rejoindre le front comme officier d’infanterie. Très grièvement blessé, il devait tirer de l’épreuve terrible que fut la guerre des tranchées la matière des cinq volumes de Ceux de 14 : Sous Verdun (1916), Nuits de guerre (1917), Au seuil des guitounes (1918), La Boue (1921), Les Éparges (1923), œuvre qui prit place parmi les grands témoignages de la Première Guerre mondiale.

La paix revenue, Maurice Genevoix devait renoncer à sa carrière universitaire pour se retirer en Sologne et se consacrer à la littérature. Son œuvre abondante a souvent pour cadre la nature du Val-de-Loire dans laquelle évoluent en harmonie hommes et bêtes. On citera : Rémi des Rauches (1922), Raboliot, qui lui valut une précoce reconnaissance avec le prix Goncourt 1925, La Boîte à pêche (1926), Les Mains vides (1928), Rroû (1930), L’Assassin (1932), Gai-l’Amour (1932), Forêt voisine (1933), Marcheloup (1934), Le Jardin dans l’île (1936), La Dernière Harde (1938), Les Compagnons de l’Aubépin (1938), L’Hirondelle qui fit le printemps (1941), Sanglar (1946), L’Aventure est en nous (1952), Fatou Cissé (1954), Routes de l’aventure (1959), Au cadran de mon clocher (1960), La Loire, Agnès et les garçons (1962), Derrière les collines (1963), Christian Caillard (1965), Beau Français (1965), La Forêt perdue (1967), Images pour un jardin sans murs (1968), Tendre bestiaire (1969), Bestiaire enchanté (1970), Bestiaire sans oubli (1971), La Mort de près (1972), Un jour (1976), Loreleï (1978), La Motte rouge (1979), Trente mille jours (1980).

Observateur très attentif, très subtil, très profond de la vie des champs et des forêts, son style descriptif, exemplaire, peut être sans dommage comparé à celui de Colette.

Candidat au fauteuil de Louis Gillet, au mois d’avril 1946, Maurice Genevoix s’était retiré devant Paul Claudel. Il fut élu le 24 octobre suivant, sans concurrent, par 19 voix au fauteuil de Joseph de Pesquidoux et fut reçu le 13 novembre 1947 par André Chaumeix.

Homme d’amitié, Maurice Genevoix assuma pendant quinze ans, de 1958 à 1973, la charge de secrétaire perpétuel avec un dévouement et une bonne grâce qui restent inoubliées.

Mort le 8 septembre 1980.


Signature de Maurice Genevoix

Œuvres

1916 Sous Verdun (Hachette)

1917 Nuits de guerre (Flammarion)

1918 Au seuil des guitounes (Flammarion)

1918 Nuits de guerre. Sous Verdun (août-octobre 1914)

1920 Jeanne Robelin (Flammarion)

1921 La Boue (Flammarion)

1922 Rémi des Rauches (Flammarion)

1923 Les Éparges (Flammarion)

1924 La Joie (Flammarion)

1924 Euthymos, vainqueur olympique (réédité sous le titre de Vaincre à Olympie) (Flammarion)

1925 Raboliot (Grasset)

1926 La boîte à pêche (Grasset)

1928 Les mains vides (Grasset)

1929 Cyrille (Flammarion)

1930 L’Assassin (Flammarion)

1931 H.O.F. (Les Étincelles)

1931 Rroû (Flammarion)

1932 Gai-l’Amour - réédité sous le titre Deux fauves (Flammarion)

1933 Forêt voisine (Flammarion)

1934 Marcheloup (Le Livre contemporain)

1935 Tête baissée - réédité sous le titre Un homme et sa vie

1936 Le jardin dans l’île

1937 Bernard - réédité sous le titre Un homme et sa vie

1938 La dernière harde (Flammarion)

1938 Les compagnons de l’Aubépin - récit pour les écoliers (Flammarion)

1941 L’hirondelle qui fit le printemps (Flammarion)

1942 Laframboise et Bellehumeur (Flammarion)

1944 Èva Charlebois (réédité sous le titre Je verrai, si tu veux, les pays de la neige) (Flammarion)

1945 Canada - journal de voyage (Flammarion)

1946 Sanglar (réédité sous le titre La Motte rouge) (Flammarion)

1947 L’écureuil du Bois Bourru (Flammarion)

1949 Afrique blanche, Afrique noire - journal de voyage (Flammarion)

1950 Ceux de 14 (Sous Verdun, Nuits de guerres, Au seuil des guitounes, La Boue, Les Éparges) (Flammarion)

1952 L’Aventure est en nous (Flammarion)

1954 Fatou Cissé (Flammarion)

1954 Vlaminck (Flammarion)

1956 Images pour un jardin sans mur (tirage limité) (Pierre de Tartas)

1958 Le Roman de Renard (Presse de la Cité)

1958 Au fil de la Loire (Les Heures claires)

1959 Mon ami l’écureuil

1959 Routes de l’aventure (Les Heures claires)

1960 Au cadran de mon clocher (Presse de la Cité)

1960 Jeux de glaces (Wesmael-Charlier)

1960 Vaincre à Olympie (Le Livre contemporain)

1961 Les deux lutins

1962 La Loire, Agnès et les Garçons (Presse de la Cité)

1963 Chansons pour les enfants

1964 Derrière les collines (Presse de la Cité)

1965 Christian Caillard

1965 Beau-François (Presse de la Cité)

1966 La forêt perdue (Plon)

1967 Images pour un jardin sans murs

1968 Tendre bestiaire (Plon)

1969 Bestiaire enchanté (Plon)

1971 Bestiaire sans oubli (Plon)

1972 La mort de près (Plon)

1973 Deux fauves - réédition de Raboliot, L’Assassin, Gai-l’Amour (Plon)

1974 La Perpétuité (Julliard)

1974 Un homme et sa vie - réédition de Marcheloup, Tête baissée, Bernard (Plon)

1976 Un jour

1978 Lorelei

1979 La Motte rouge - réédition de Sanglar

1980 Je verrai, si tu veux, les pays de la neige (Èva Charlebois, Laframboise et Bellehumeur)

1981 Trente mille jours

Discours et travaux académiques

Discours de réception de Maurice Genevoix, le 1 novembre 1947

L’écrivain devant les pouvoirs, le 25 octobre 1950

Rapport sur les prix de vertu 1952, le 18 décembre 1952

Réponse au discours de réception du maréchal Juin, le 25 juin 1953

Pose d’une plaque sur la maison de Claude Farrère, à Saint-Jean-de-Luz, le 3 septembre 1958

Discours sur les prix littéraires de l'année 1958, le 18 décembre 1958

Discours sur les Prix littéraires de l'annnée 1959, le 17 décembre 1959

Discours sur les prix littéraires de l'année 1960, le 17 décembre 1960

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1961, le 16 décembre 1961

Inauguration de la rue Fernand Gregh, à By-Thomery, le 14 octobre 1962

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1962, le 20 décembre 1962

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1963, le 19 décembre 1963

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1964, le 17 décembre 1964

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1965, le 16 décembre 1965

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1966, le 15 décembre 1966

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1967, le 21 décembre 1967

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1968, le 19 décembre 1968

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1969, le 11 décembre 1969

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1970, le 17 décembre 1970

Inauguration d’une plaque sur la maison de Joseph de Pesquidoux, à Perchède, le 11 septembre 1971

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1971, le 16 décembre 1971

50e anniversaire de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique,à Bruxelles, le 26 avril 1972

Discours sur les Prix littéraires de l'année 1972, le 14 décembre 1972

Remise de la médaille Machado de Assis à l’Académie française, le 7 juin 1973

Mot attribué lors de l’installation

Attrape-nigaud :

n. m. (pl. Attrape-nigauds). XVIIIe siècle. Composé d'attrape, forme verbale d'attraper, et de nigaud. Fam. Ruse grossière qui ne peut tromper que les sots. Cette promesse n'est qu'un attrape-nigaud. Il se laisse prendre à tous les attrape-nigauds.