Henri POINCARÉ Élu en 1908 au fauteuil 24

N°509
Commandeur de la Légion d’honneur
Philosophe
Astronome
Mathématicien
Henri Poincaré

Biographie

Né à Nancy, le 29 avril 1854.

Fils d’un médecin, professeur à la faculté de Nancy, Henri Poincaré fut, dès son plus jeune âge, un élève très brillant. Reçu la même année à l’École polytechnique et à l’École normale supérieure, il opta pour la première dont il sortit second en 1873. Après avoir poursuivi sa formation à l’École des Mines, il devint ingénieur des mines à Vesoul, puis, après avoir obtenu son doctorat en mathématiques, il fut chargé en 1879 du cours d’analyse mathématique à la faculté des sciences de Caen. Sa carrière d’enseignant devait par la suite le conduire à Paris où il enseigna à la faculté de physique mathématique, le calcul des probabilités et la mécanique céleste. Entre 1883 et 1887, il retrouva l’École polytechnique comme répétiteur d’analyse, puis comme professeur d’astronomie.

Ce sont ses travaux qui lui valurent une renommée mondiale. Ce mathématicien, l’un des plus grands de tous les temps, a profondément renouvelé l’analyse. Il s’est montré particulièrement novateur en appliquant ses découvertes à d’autres disciplines, comme la mécanique, la physique ou l’astronomie.

On ne compte plus le nombre de publications de cet esprit à la curiosité sans limite. Directeur du Bulletin astronomique et collaborateur au Journal des mathématiques pures, il a écrit plus d’un millier d’ouvrages, opuscules et articles.

Membre de l’Académie des Sciences en 1887, il fut élu à l’Académie française le 5 mars 1908 au fauteuil de Sully-Prudhomme, un an exactement avant son cousin, le Président Raymond Poincaré. Il se présentait contre Charles de Pomarols et Jean Aicard et obtint 17 voix sur 33 votants, au second tour. On raconte que, fidèle à la distraction légendaire des savants, il voulut le jour de sa réception, le 28 janvier 1909, entamer la lecture de son discours avant l’ouverture de la séance... Il commença enfin — en temps voulu — par un hommage aux éminents scientifiques qui l’avaient précédé sous la Coupole : « Ce sont les mérites des d’Alembert, des Bertrand, des Pasteur qui m’ont ouvert l’accès de votre Compagnie ».

C’est à Frédéric Masson que revint le difficile honneur d’accueillir et de composer le discours de réception de Henri Poincaré.

Mort le 17 juillet 1912.

Œuvres

1879 Sur les propriétés des fonctions définies par les équations aux différentielles partielles ; propositions données par la Faculté, thèse

1881 Sur la théorie des fonctions fuchsiennes

1883 Sur les fonctions à espaces lacunaires

1885 Cours professé à la Faculté des Sciences de Paris (mécanique physique)

1889 Mémoire sur le problème des trois corps et les équations de la dynamique

1890 Cours professé à la Faculté des Sciences de Paris (cinématique, potentiel, mécanique des fluides), 2 vol

1891 Cours de physique mathématique : électricité et optique, 2 vol

1892 Les méthodes de la mécanique céleste, 2 vol. Leçons sur la théorie de l’élasticité

1893 Théorie des tourbillons

1894 Les oscillations électriques

1895 Cours de physique mathématique. La Capillarité. Théorie analytique de la propagation de la chaleur

1896 Cours de physique mathématique : Calcul des probabilités

1899 La théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes. Théorie du potentiel newtonien

1902 Science et hypothèse

1903 Figures d’équilibre d’une masse fluide

1905 Leçons de mécanique céleste. La valeur de la science

1908 Science et méthode

1910 Savants et écrivains

1911 Leçons sur les hypothèses cosmogoniques

1913 Analyse des travaux d’Henri Poincaré par lui-même, posthume. Les rapports de la matière et de l’éther, posthume.