Bertrand POIROT-DELPECH Élu en 1986 au fauteuil 39

N°671
Commandeur de la Légion d’honneur
Commandeur de l’ordre national du Mérite
Officier des Arts et des Lettres
Essayiste
Journaliste
Romancier

Biographie

Né à Paris, le 10 février 1929, Bertrand Poirot-Delpech est issu d’une famille de médecins et d’universitaires. Comme son nom, ses ascendants se partagent entre les Vosges et Montpellier, où il compte plusieurs ancêtres chirurgiens.

Orphelin de père en 1940, il a été élève du collège Stanislas, puis du lycée Louis-le-Grand, jusqu’en khâgne.

Il est entré au journal Le Monde à vingt-deux ans. Il y a assuré successivement la rubrique universitaire (1951-1955), la chronique des grands procès (1956-1959) et la critique théâtrale, à la suite de Robert Kemp (1960-1972).

En septembre 1972, il a succédé à Pierre-Henri Simon comme feuilletoniste du Monde des Livres. Depuis 1989, il tient, au Monde, une libre chronique hebdomadaire. Il a présidé le Syndicat de la critique dramatique (1970-1972) et donné des chroniques théâtrales à la N.R.F. Il est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.

Il a collaboré à diverses adaptations pour le cinéma et la télévision, parmi lesquelles Le Bestiaire d’amour, d’après Jean Rostand, Le Grand Dadais, L’Été 36, Moi, général de Gaulle, d’après Faulkner, L’Éternel Mari, d’après Dostoïevski, Samson, d’après Bernstein, Le Cocu magnifique, d'après Crommelynck.

Lauréat du prix Interallié, en 1958, pour Le Grand Dadais, il a obtenu, en 1970, le Grand Prix du roman de l’Académie française, pour La Folle de Lituanie.

Élu à l’Académie française, le 10 avril 1986, au fauteuil de Jacques de Lacretelle (39e fauteuil).

Mort le 14 novembre 2006 à Paris.


Signature de Bertrand Poirot-Delpech

Œuvres

1958 Le Grand Dadais (Denoël)

1960 La Grasse Matinée (Denoël)

1962 L’Envers de l’eau (Denoël)

1966 Au soir le soir (Mercure de France)

1969 Finie la comédie (Gallimard)

1970 La Folle de Lituanie (Gallimard)

1973 Les Grands de ce monde (Gallimard)

1976 La Légende du siècle (Gallimard)

1979 Saïd et moi

1980 Marie Duplessis (Ramsay)

1981 Feuilletons (Gallimard)

1982 Le Couloir du dancing (Gallimard)

1985 L’Été 36 (Gallimard)

1986 Bonjour Sagan

1987 Monsieur Barbie n’a rien à dire (Gallimard)

1988 Le Golfe de Gascogne (Gallimard)

1989 Traversées (Flammarion)

1994 L’Amour de l’humanité (Gallimard)

1995 Diagonales (Gallimard)

1997 L’Alerte - théâtre (Gallimard)

1998 Papon : un crime de bureau (Stock)

1998 Théâtre d’ombres - journal

1999 Monsieur le Prince (Gallimard)

2001 J’écris Paludes (Gallimard)

2002 J’ai pas pleuré - avec Ida Grinspan (Robert Laffont)

Mot attribué lors de l’installation

Intrinsèque :

adj. XIVe siècle. Emprunté du latin scolastique intrinsecus, « intérieur ». Qui fait partie intégrante d'une chose ou d'une personne ; qui lui est propre et essentiel. Qualités, propriétés intrinsèques. Cette maladie a des causes intrinsèques. La bonté intrinsèque de cette personne. Arguments intrinsèques, tirés du fond même du sujet. • Spécialt. Anat. Muscles intrinsèques, qui sont situés à l'intérieur de certains organes et en constituent la plus grande partie. Les muscles intrinsèques de la langue. - Droit. Vice intrinsèque, inhérent à un acte particulier. - Finances. La valeur intrinsèque d'une pièce de monnaie, celle du métal précieux qu'elle contient, indépendante de toute convention. Cette pièce d'or a une valeur intrinsèque supérieure à sa valeur faciale.