Dire, ne pas dire

Courrier des internautes

Michel B., Luynes

Le 05 janvier 2012

Courrier des internautes

La pensée affine sans cesse sa perception de la réalité. Vient un moment où le champ qui s’ouvre à elle est trop vaste et nouveau pour ne pas appeler à de nouveaux mots pour le décrire et le définir, sauf à donner de nouveaux sens à d’anciens mots. Ainsi, à propos de l’usage et du sens de Quelque part. Initialement utilisé pour désigner un lieu concret, il s’étend aujourd’hui à l’univers abstrait, en particulier en psychologie […]. Ainsi, « Quelque part, cet événement me touche » signifie que j’y suis sensible, en un « lieu » de moi mal défini à première vue […] Une observation plus attentive permettra peut-être de nommer ce « lieu situé quelque part ». Ce pourrait être « mon histoire de collégien ancrée dans la mémoire de ma sensibilité ».

Michel B., Luynes

F. D., Bordeaux

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

L’Académie ne pourrait-elle pas commencer par balayer devant sa porte ? Le Dictionnaire ne comprend pas les mots « addiction, anabolisant, annualiser, anxiogène, anxiolytique, brumisateur, cofinancement, connectique, déchoquage, défloquer, dynamiser, ergonome, fantasmer, faxer, fidéliser, franchiser, instrumentaliser, marginalité, palettiser », entre autres. Ne serait-il pas plus urgent de créer ces rubriques que celle sur « rassoter » ?

F. D., Bordeaux

L’Académie répond

La rubrique « Dire, Ne pas dire » permet aux membres de l’Académie française de faire connaître des réactions d’humeur et redécouvrir des termes oubliés. Elle n’a pas de caractère proprement lexicographique.

La plupart des mots cités par ce correspondant ne figurent pas dans la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française parce qu’ils n’étaient pas inscrits dans l’usage au moment où ont paru les tomes I (1992) et II (2000).

La refonte du site, actuellement en cours, permettra, sans attendre la révision de la présente édition, de créer une rubrique où seront signalés des termes qui se sont à juste titre installés dans l’usage pour évoquer les réalités du monde contemporain.

F., Issy-les-Moulineaux

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Quel bonheur que la chronique de Michel Serres sur France Info à propos de ce qui se dit ou ne se dit pas ! Je suis tellement lasse et exaspérée d’entendre ou de lire un français mal utilisé, écorné, rabougri et pour tout dire abîmé.

F., Issy-les-Moulineaux

Hervé G., Viré

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Bravo pour votre initiative. Je commençais à me sentir un peu seul à lutter contre toutes ces dérives linguistiques et tics de langage plus ridicules les uns que les autres.

J’en arrivais à croire que j’étais parfaitement démodé et que l’enseignement de mes maîtres était devenu désuet, voire précieux.

Merci donc pour ce réconfort !

Hervé G., Viré

Jean-Pierre M., Paris

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Ce site est une excellente initiative. Il faut combattre ceux qui massacrent la langue sans faiblir, sans honte, sans répit. Le français est suffisamment riche et divers pour pouvoir tout exprimer.

N.B. Je ne suis absolument pas contre l’anglais quand son utilisation est appropriée. La langue anglaise elle-même utilise beaucoup de mots français (Bon appétit, bon voyage, en route, entrepreneur, chef, etc.). Pas d’intégrisme, mais de la fermeté !

Jean-Pierre M., Paris

Marianne M. K.

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Bonjour Mesdames et Messieurs les Académiciens,

Bravo pour votre bloc-notes.

J’ai remarqué dans les wagons du métro que la R.A.T.P consacrait un (tout) petit panneau à des extraits de poésies françaises : excellente idée, qui permet aux voyageurs de petits moments d’évasion et fait échapper à la sempiternelle publicité.

L’Académie française ne pourrait-elle bénéficier de ces petits panneaux pour de courtes rubriques de « Dire, Ne pas dire », pour le plus grand bénéfice des scolaires, des étrangers et de tout un chacun ?...

Marianne M. K.

Raphael H.

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Bonjour,

Je consulte au moins une fois par semaine le Dictionnaire de l’Académie. C’est ma référence et je vous en remercie.

Quel bonheur d’entendre Michel Serres annoncer sur France Info la création de ce site ! Drôle, utile, savoureux.

Tout simplement merci !

Un juriste d’entreprise.

Raphael H.

Serge B., Mégrit

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Vous pourriez malheureusement ajouter à votre rubrique les innombrables incorrections des journalistes, les « Comment est-ce que ça se fait que... ?» « Pourquoi est-ce que vous avez fait ça ? » « Qu’est-ce qu’il s’est passé hier ? »... et la liste est longue.

Citons également les tics de langage : les « voilà » après chaque mot, les « juste » et « juste là » inappropriés.

Sans oublier les inévitables « pour pallier à cet inconvénient »...

Serge B., Mégrit

Yvette B.

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

Merci, Mesdames et Messieurs,

J’ai 67 ans et n’ai malheureusement pas pu faire d’études ; malgré ce handicap, je reste intéressée par la connaissance, la découverte et l’amélioration de ma culture.

Je souhaiterais vous suggérer de proposer une émission de télévision grand public afin que notre jeunesse future et notre vieillesse passée n’aient plus les lacunes de langage et d’orthographe que nous leur connaissons.

Yvette B.

Zoé F.

Le 01 décembre 2011

Courrier des internautes

J’ai trouvé très intéressant votre nouvel article sur la langue française et ses mots. J’ai moi-même plusieurs tics de langage (personne n’est parfait -:))

J’ai découvert votre site par le billet de France info, et j’adore le mot « florilège » (je le trouve très poétique !)

Vous n’êtes pas obligés de répondre à ce mail, je vous l’envoie juste pour vous remercier (j’ai bientôt une rédaction de français et il se peut que ça m’aide :)

Zoé F.

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